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Des agriculteurs sarthois ont vu le film "Au nom de la terre" et s'y reconnaissent

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Au Nom de la terre sort ce mercredi au cinéma. Le film, basé sur une histoire vraie, évoque la détresse du monde agricole. Des agriculteurs de la Sarthe ont pu voir le film en avant-première à Saint-Calais lors d'une projection animée par la MSA, la sécurité sociale agricole.

Le film a été tourné dans une ferme en Mayenne
Le film a été tourné dans une ferme en Mayenne - ANDLT (c)NORD-OUEST FILMS

Des agriculteurs sarthois ont vu en avant-première Au Nom de la terre, un film d'Edouard Bergeon avec Guillaume Canet, qui parle du suicide dans le monde agricole. L'histoire est basée sur celle du père du réalisateur, un éleveur-céréalier surendetté qui sombre dans la dépression et met fin à ses jours. 

Ce film, c'est toute notre vie"

Dans la petite salle de cinéma de Saint-Calais (Sarthe), presque tous les sièges sont occupés, mais au moment du générique de fin, il plane un silence pesant. Pour les spectateurs, essentiellement des agriculteurs, ce film va au delà de la fiction. "C'est toute notre vie, c'est la réalité, on s'est complètement reconnus", explique Nicole, une exploitante de 54 ans à La Ferté-Bernard. "Le travail par dessus la tête, l'endettement... Le film a beau se passer en 1999, rien n'a changé", regrette Laurent, son époux.

Pendant le débat animé par la MSA, la sécurité sociale agricole, les spectateurs en profitent pour parler de leurs difficultés. La mondialisation, l'élevage intégré, les emprunts, l'agriculture biologique, les organisations professionnelles, tout y passe. Certains, la gorge nouée, empoignent également le micro pour évoquer des cas de suicides dans leur entourage. 

Prévenir le mal-être des agriculteurs

La MSA profite de la projection pour rappeler les services qui existent pour lutter contre la solitude et la détresse du monde paysan. "Il faut venir auprès de nous pour rencontrer un conseiller social. On peut mettre en place un accompagnement psychologique. La psychologie aujourd'hui ce ne doit plus être un tabou, on peut aider les gens", assure Brigitte Fourmon, administratrice à la MSA. En plus du numéro Agri'écoute et de l'aide au répit, la mutualité sociale agricole a mis en place l'an dernier dans la Sarthe, l'Orne et la Mayenne, un réseau de "veilleurs" pour signaler les cas de dépression chez les agriculteurs.

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