Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Très mauvaise saison pour les producteurs de cerises de Céret

-
Par , France Bleu Roussillon

La récolte des cerises a démarré dans les Pyrénées-Orientales et elle s'annonce très mauvaise cette année. À Céret, capitale symbolique, les producteurs parlent de 70 à 80% de perte par rapport à l'an passé. La pluie tombée en abondance en avril et mai a fait pourrir les fruits sur les arbres.

Cerise cabossées sur l'arbre au verger des Capucins à Céret
Cerise cabossées sur l'arbre au verger des Capucins à Céret © Radio France - Anne-Natacha Bouillon

Le temps n'est pas aux cerises, ce printemps 2020. Les premiers fruits ont été gorgés d'eau en raison de la pluie tombée en grande quantité fin avril. 70 à 80% de la récolte a été jeté. Les intempéries ont même retardé la cueillette. 

"Je n'ai jamais vu ça, on n'a pas pu commencer la récolte en temps voulu. Il pleuvait, il pleuvait, il pleuvait..." 

Christian Jean-Pierre, qui cultive cinq hectares de cerisiers sur les hauts de Céret, a pratiquement jeté toutes ses premières "pépites". D'autres sont flétries, cabossées, éclatées : "Les acheteurs et consommateurs n'en veulent pas", confie-t-il.

Le gérant du verger des Capucins a commencé sa récolte début mai, une à deux semaines plus tard que d'habitude, avec une seule saisonnière, au lieu de 10 habituellement. Pour Justine, étudiante, "c'est un crève-cœur de devoir jeter toutes ces cerises."

Les producteurs privilégient le circuit court cette année

Avec cette très maigre récolte et le confinement, les producteurs vendent davantage au plus près. Les cerises saines cueillies tôt le matin se retrouvent dès l'après midi sur les étals des Pyrénées Orientales. "Une cerise qui est fendue, elle ne peut pas voyager", précise Eric Hostalnou, responsable fruits et légumes à la chambre d'agriculture des Pyrénées-Orientales. 

De 10 à plus de 30 euros le kilo

Faute de marchandises, les prix s'envolent. Daniel vend des fruits et légumes de producteurs locaux sur la route entre Céret et Le Boulou. C'est 10 euros le kilo cette année, alors que l'an dernier, il était arrivé à 6 euros. Sur les marchés, on peut trouver des barquettes à plus de 30 euros le kilo. "Il y a beaucoup de demandes, et on n'en trouve pas, notamment à Céret. Aujourd'hui je suis obligé d'aller les chercher dans le Conflent", précise Daniel.

Afin de s'adapter, Christian Jean-Pierre a décidé de développer la transformation du fruit. Après un second tri effectué dans un hangar, une partie des cerises abîmées est rassemblée dans de grand seaux. Il en fera du jus. L'autre partie rejoint un gros container pour fermentation et sera transformée en eau-de-vie.

Les cerises bien abîmées fermentent et finiront en eau-de-vie
Les cerises bien abîmées fermentent et finiront en eau-de-vie © Radio France - Anne-Natacha Bouillon
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu