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Dossier : Salon de l'Agriculture 2020

Ces jeunes Mayennais qui se lancent dans l'aventure de l'élevage, malgré les difficultés

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Par , France Bleu Mayenne

En France,seuls 8,5% des agriculteurs ont moins de 35 ans. Dans dix ans, de nombreuses exploitations risquent de disparaître dans la filière ovine. Rencontre avec ces jeunes Mayennais qui ont décidé de devenir éleveurs, malgré les difficultés du métier.

Joseph Lemmonier (l'homme à droite) est éleveur depuis deux ans à Pré-en-Pail.
Joseph Lemmonier (l'homme à droite) est éleveur depuis deux ans à Pré-en-Pail. © Radio France - Charlotte Coutard

"L'agriculture vous tend les bras", c'est la thématique de l'édition 2020 du Salon de l'Agriculture qui se déroule à Paris jusqu'à dimanche. Près de 1000 exposants et éleveurs sont présents, dont une trentaine d'éleveurs mayennais et une douzaine de producteurs locaux. 

Une moyenne d'âge de plus en plus élevée

L'agriculture tend les bras aux visiteurs, aux consommateurs, mais aussi aux jeunes, aux nouvelles générations, car le secteur a besoin de se renouveler. Qui pour produire l'alimentation de demain ? 8,5% seulement des agriculteurs ont moins de 35 ans en France, selon une coordinatrice espagnole de la commission européenne (5% en moyenne en Europe). Deux départs sur trois d'agriculteurs à la retraite sont remplacés actuellement selon le ministère de l'agriculture en France, mais beaucoup de jeunes renoncent à s’installer face aux difficultés, que ce soit le coût du foncier ou revenus trop faibles. D'autres se lancent dans l'aventure.

C'est compliqué pour le moment, j'ai un travail à plein temps à l'extérieur

C'est le cas de Joseph Lemonnier, un jeune éleveur de moutons Hampshire âgé de 21 ans, installé depuis deux ans à Pré-en-Pail dans le Nord Mayenne. Mais pour le moment il ne se dégage presque pas de salaire. "C'est compliqué pour le moment, j'ai un travail à plein temps à l'extérieur, je suis vacher de remplacement, je remplace les agriculteurs dans leurs exploitations, je pars traire le matin et puis le soir. Quand on est en cours de création il faut le temps de se faire un nom".

Le reportage France Bleu Mayenne.

Les parents de Joseph ne sont pas éleveurs, c'est le cas aussi de Camille Gareau. La jeune femme de 23 ans a travaillé comme animatrice dans une ferme pédagogique, puis elle a décidé de faire BTS au lycée agricole de Laval, pour devenir éleveuse de moutons. "Mes parents m'ont toujours soutenue. Je n'ai personne dans ma famille qui est issu de l'élevage ou même du milieu agricole, mais c'est un choix, j'ai découvert la passion pour les animaux, pour la nature, je ne me voyais pas faire autre chose. Pour moi quand on fait un travail qui nous plait, il peut y avoir des difficultés, mais il n'y a pas de souci majeur. Le but c'est d'être épanoui dans son travail, moi avec les moutons je me sens épanouie, je suis dans mon élément. Si on est motivé, et quand se donne à fond, on peut y arriver. Il existe plein de systèmes comme la vente directe, avec le moins d'intervenants possibles, et ça peut marcher", estime Camille.

Camille Gareau, future éleveuse de moutons.
Camille Gareau, future éleveuse de moutons. © Radio France - Charlotte Coutard

Mes parents m'ont toujours soutenue

"On se sent soutenu avec les organismes de sélection, par toute la filière en général. Les éleveurs sont super contents quand ils voient des jeunes motivés, ils se disent : super il y a quelqu'un qui va pouvoir reprendre derrière moi", ajoute la jeune femme.

10 000 exploitations ovines à reprendre

Et des exploitations, il y en a énormément à reprendre explique Patrick Soury, le secrétaire général de la fédération nationale ovine. "On a plus de 50% des producteurs ovins qui vont, dans les dix années à venir, partir à la retraite, donc c'est environ 10 000 exploitations ovines à reprendre dans les 10 ans". La fédération estime qu'une exploitation sur deux, 5000, pourrait disparaitre, faute de repreneur.  

Camille Gareau, 23 ans, a bien l'intention de devenir éleveuse de moutons

En France, seuls quatre agneaux sur dix achetés sont produits en France, pour une question de prix (ceux de l'étranger sont parfois moins chers), mais aussi pour une question d'offre. Selon la fédération, il n'y a pas assez de production pour répondre à la demande

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