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Agriculture – Pêche

Cette année, l'artichaut de Bretagne a souffert du froid

mercredi 4 juillet 2018 à 17:50 Par Thomas Lavaud, France Bleu Breizh Izel

Oui, le légume emblématique du Léon est bien au rendez-vous sur les tables cette année. Mais certains producteurs ont moins récolté que l'an dernier. La faute à l'hiver qui fut rude.

Un champs d'artichauts à St-Pol-de-Léon
Un champs d'artichauts à St-Pol-de-Léon © Maxppp - Le Parisien

Saint-Pol-de-Léon, France

Il est d'origine méditerranéenne, donc le froid, l'artichaut n'aime pas. Et c'est précisément une des raisons pour lesquelles il prospère en Nord-Finistère. 

Mais cet hiver, le gel n'a pas épargné le Léon. La température est descendu jusqu'à -7 degrés sur les quatre parcelles cultivées par la ferme "Savez-vous planter les choux" à Santec, Plougoulm et Saint-Pol-de-Léon, et gérées par Maxime Perrot et Thomas Cotty, l'ex-latéral de l'US Concarnoise.

Maxime Perrot : "L'artichaut avait "fondu". Comme s'il était fané. On se demandait d'ailleurs s'il allait revenir. Certaines parcelles sont revenues, mais végètent et ont du mal à repartir. Sur une des parcelles, on a divisé par deux, voir trois, le rendement par rapport à l'an dernier. A certains endroits, on peut protéger l'artichaut par un voile. Mais c'est beaucoup de travail pour quelque chose qu'on a du mal à prévoir."

Les deux associés cultivent une soixantaine de légumes, et l'artichaut n'est pas l'une des leurs principales cultures, mais le légume est très apprécié sur les marchés. Ils cultivent donc deux hectares qui, une bonne année, peuvent rendre 40.000 artichauts.

Maxime Perrot : "Ce n'est pas la production la plus importante mais elle est indispensable dans notre circuit. Les gens sont vraiment demandeurs, c'est le produit du terroir"

Selon l’inter profession des fruits et légumes, la Bretagne produit 37.000 tonnes par an. Ce qui en fait le troisième producteur européen, derrière l'Italie et l'Espagne.