Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Charcuterie corse : IGP contre AOP

mercredi 25 avril 2018 à 20:23 Par Hélène Battini et Christophe Giudicelli, France Bleu RCFM

L'institut national de l'origine et de la qualité (INAO) a voté en faveur de la mise en place de l’IGP "Ile de beauté". Elle concerne 7 produits et a été demandée par un consortium de 10 salaisoniers industriels. Le syndicat Salameria corsa s’inquiète...

L'IGP "Ile de beauté" sur la charcuterie a été demandée par un consortium d'industriel. Le syndicat Salameria corsa s’inquiète
L'IGP "Ile de beauté" sur la charcuterie a été demandée par un consortium d'industriel. Le syndicat Salameria corsa s’inquiète © Maxppp -

Corse, France

« Ce ne sont pas des producteurs, ce ne sont pas des éleveurs, ce sont des entreprises agroalimentaires » annonce d’entrée Nicolas Capodimacci, le président du syndicat Salameria Corsa. « Une IGP (indication géographique protégée) avec des produits transformés à base de viande de l’Union Européenne, on n’a pas le retour sur la qualité du produit. On a déjà une AOP (appellation d’origine protégée). On sait comment elle fonctionne. On a des éleveurs en race locale sur un territoire, qui élèvent et qui nourrissent les animaux et qui les transforment chez eux. » 

De la confusion pour le consommateur ?

Pour Marc Poggi, le directeur du syndicat Salameria Corsa "La dénomination "île de Beauté" accordée à l’IGP , rajoute de la confusion et oublie les intérêts du consommateur. On ne peut pas remettre en question la notion de qualité. L’AOP met en avant le terroir et la race locale, c’est une exigence de très haut niveau _que l’on trouve dans le cahier des charges. Quand on a une IGP, on voit apparaître un logo sur une étiquette, mais on ne voit pas apparaître le cahier des charges"._Marc Poggi directeur du syndicat salameria corsa était l'invité de RCFM

Marc Poggi: Directeur du syndicat Salameria corsa

Discuter ensemble pour tirer la filière vers le haut

Selon Marc Poggi, "Il s’agit de construire de manière vertueuse un signe officiel de qualité qui met autour de la table l’ensemble des acteurs et des socio-professionnels qui ont besoin d’un signe de qualité qui serait en adéquation avec l’AOP. Le syndicat Salameria Corsa a enclenché une procédure pour empêcher la signature des arrêtés créant l'IGP _afin de repartir sur une base saine de construction d'une IGP avec l'ensemble des représentants."Du côté de l’Office du développement agricole et rural de la Corse (ODARC) "Il faut trouver le juste milieu_", selon Lionel Mortini son président. « Il y des savoir-faire, des gens qui travaillent bien et même les industriels à qui on ne peut pas reprocher de s’investir. Maintenant il faut protéger l’AOP et il faut préserver les fermiers. Il faut que les fermiers s’engagent dans une logique de structuration. L’AOP doit être soutenue, L’IGP doit être encadrée. 

Lionel Mortini: président de l'Odarc