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Agriculture – Pêche

Charentes : une sécheresse catastrophique !

lundi 24 septembre 2018 à 5:35 Par Pierre Marsat, France Bleu La Rochelle

La sécheresse s'aggrave en Charente et Charente-Maritime. Après un été caniculaire, les plantes ont souffert. Les rendements du maïs et du tournesol sont plus mauvais que les années passées. Les cours d'eau sont au plus bas, et la mortalité piscicole inquiète les pêcheurs.

La Tardoire à La Rochette (Charente)
La Tardoire à La Rochette (Charente) © Radio France - Pierre MARSAT

Vitrac-Saint-Vincent, France

Cette année, la sécheresse est plus dure que les autres années. Sans vouloir remonter à 1976 ou à 2003, la sortie de l'été 2018 est plus catastrophique qu'en 2017 et 2016. La situation actuelle n'était pas prévisible : il a beaucoup plu l'hiver dernier, et jusqu'en juillet avec quelques orages sporadiques. Et puis, le mois d'août est arrivé avec des températures inhabituelles : plus de 30 jours au-delà de 35 degrés ! Et certaines journées de septembre sont encore très chaudes. Au-dessus de 20 degrés, les céréales souffrent ; au-delà de 30 degrés elles sont en sursis ; au-dessus de 35 degrés, elles meurent, rappelle Franck Olivier, agriculteur céréalier à Vitrac-Saint-Vincent en Charente.

Franck Olivier, devant un champ de maïs à Vitrac-Saint-Vincent - Radio France
Franck Olivier, devant un champ de maïs à Vitrac-Saint-Vincent © Radio France - Pierre MARSAT

Le rendement des céréales (nombre de grains par épi rapporté au nombre d'hectares) varie d'un secteur à l'autre. Plus on se rapproche du Nord-Charente, plus le rendement est catastrophique : 12 à 15 quintaux de tournesol, quand il en faudrait 30 quintaux. Certains maïsiculteurs du Confolentais parlent d'épis de maïs sans aucun grain !

Les prairies transformées en paillassons

Franck Olivier vend ses céréales à ses collègues éleveurs pour nourrir leurs bêtes. Le trop petit nombre de grains de céréales ne permet par l'ensilage pour stocker la nourriture animale. Ce sont des rations d'hiver qui sont actuellement servies aux vaches limousines. Quant aux prairies, elles sont grillées depuis plusieurs semaines, transformées en "paillassons".

Ce qu'il reste d'une prairie à Vitrac-Saint-Vincent - Radio France
Ce qu'il reste d'une prairie à Vitrac-Saint-Vincent © Radio France - Pierre MARSAT

Les rivières aussi souffrent de cette sécheresse dramatique. En Charente, seul le bassin du Né est en situation de crise : aucun prélèvement à usage agricole n'est autorisé. D'autres cours d'eau sont en alerte ou en a-sec : c'est le cas de l'Aume-Couture, de la Tardoire autour de La Rochefoucauld, ou de la Nouère. En Charente-Maritime, le Né et la Seugne sont surveillées de très près. La mortalité piscicole s'accentue. Le directeur de la fédération de pêche de la Charente, Valentin Hortolan, estime que cette situation exceptionnelle devient de plus en plus courante : c'était déjà le cas ces deux dernières années. Sans doute un effet du réchauffement climatique !

Valentin Hortolan, directeur de la fédération de pêche de la Charente, devant la Touvre, à son niveau le plus bas - Radio France
Valentin Hortolan, directeur de la fédération de pêche de la Charente, devant la Touvre, à son niveau le plus bas © Radio France - Pierre MARSAT

Reportage à Vitrac-Saint-Vincent

Interview de Valentin Hortolan, directeur de la fédération de pêche de la Charente