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Agriculture – Pêche

Cher : la FDSEA met la pression contre l'accord Mercosur

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Par , France Bleu Berry

Le Président Macron l'a promis : la France ne ratifiera pas l'accord Mercosur, en l'état... Ce qui n'empêche pas les éleveurs de continuer de mettre la pression.

Les éleveurs dénoncent le risque d'importation de viande de moindre qualité en provenance d'Amérique du Sud
Les éleveurs dénoncent le risque d'importation de viande de moindre qualité en provenance d'Amérique du Sud © Radio France - Michel Benoit

Massay, France

La FDSEA du Cher a invité les députés sur une exploitation de Massay, près de Vierzon. Le message est clair : pas de boeuf argentin aux hormones ou de poulet brésilien au chlore en Europe... C'est chez Pierre-François Jubert, un jeune éleveur de charolais qui va reprendre l'exploitation de ses parents en septembre, qu'étaient invités les députés du Cher... François Cormier-Bouligeon (LREM) a répondu à l'invitation du syndicat agricole : " Sur le Mercosur, la position aujourd'hui, c'est Non !" a rappelé l'élu. 

François Cormier-Bouligeon, député LREM du Cher (à l'arrière-plan à droite), a échangé durant presque deux heures avec des éleveurs de la FDSEA - Radio France
François Cormier-Bouligeon, député LREM du Cher (à l'arrière-plan à droite), a échangé durant presque deux heures avec des éleveurs de la FDSEA © Radio France - Michel Benoit

La France demande une expertise de cet accord pour éviter les distorsions de concurrence. Les normes en Amérique du Sud, sont moins rigoureuses qu'en France et cela ne plait pas du tout à Etienne Gangneron, président de la chambre d'agriculture du Cher : " Vigilance totale sur le sujet pour garder cette position dure sur le Mercosur. Notamment parce qu'on sort de la loi Agriculture et Alimentation, qui prévoit une montée en gamme des produits et là, on importerait des produits de gamme inférieure à des prix défiant toute concurrence. C'est complètement contradictoire avec ce qu'on essaie de mettre en place depuis un an et demi, et nous dans la profession, on l'a identifié comme _une ligne rouge_." 

Pierre-François Jubert (en tee-shirt rouge) reprendra l'exploitation de ses parents à l'automne, à Massay (Cher) - Radio France
Pierre-François Jubert (en tee-shirt rouge) reprendra l'exploitation de ses parents à l'automne, à Massay (Cher) © Radio France - Michel Benoit

A 3,60 euros le kilo de carcasse, les éleveurs bovins peinent à s'en sortir en France. Ils craignent l'arrivée d'une viande à 3 euros le kilo et d'être sacrifiés au profit de l'industrie automobile allemande. Pourtant, François Cormier-Bouligeon le rappelle, l'agriculture française a tout intérêt à signer des accords internationaux, mais pas à n'importe quel prix : " Si on veut pouvoir exporter, il faut qu'on accepte d'importer. mais on doit le faire en contrôlant la qualité." Un manque de contrôle des importations également dénoncé par les écologistes qui plaident, eux, pour une relocalisation des productions afin de lutter également contre le réchauffement climatique...