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Agriculture – Pêche

Chou-fleur : une nouvelle crise agricole en Bretagne

jeudi 24 décembre 2015 à 16:53 Par Pauline Kerscaven, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

Le prix du chou-fleur est au plus bas. En raison de la douceur des températures, tous les légumes sont sortis au même moment, inondant le marché. Les agriculteurs bretons produisent à perte et souhaitent alerter les pouvoirs publics sur cette nouvelle crise agricole.

En raison de la douceur, le chou-fleur a un mois et demi d'avance.
En raison de la douceur, le chou-fleur a un mois et demi d'avance. © Maxppp - Claude Prigent

"Je n'avais pas vu un prix aussi bas depuis trente ans." Le témoignage de cette agricultrice du Léon légumier (Nord-Finistère) est alarmant. "On ne veut même plus récolter, ça ne sert à rien." 

L'an dernier, les choux s'étaient très biens vendus en décembre. Les producteurs en ont donc planté plein en 2015. Mais avec la douceur des températures, toutes les têtes sont sorties au même moment. Résultat : le marché a dégringolé

Dans le Léon, 500 000 choux-fleurs détruits tous les jours

A la Sica, la grande coopérative du Nord-Finistère, le producteur est payé 25 centimes par chou, de quoi compenser les invendus. En ce moment, deux tiers de la production est vendue, pour le marché français ou l'export. Le tiers restant est détruit, soit 500 000 têtes par jour. 

Le comble, c'est que les agriculteurs doivent conditionner tous les légumes pour ensuite aller les benner dans les champs, sous le contrôle de la Direction départementale de l'agriculture.

"Nous voulons alerter les pouvoirs publics" Hervé Conan, FDSEA des Côtes d'Armor

Alors, mercredi soir, dans le Trégor, les producteurs, majoritairement des Jeunes agriculteurs, ont voulu montrer leur ras-le-bol. "Nous avons déversé entre 150 et 200 tonnes de légumes, principalement à Lézardrieux, près de Tréguier, explique Hervé Conan, responsable de la filière légumes de la FDSEA des Côtes d'Armor. Nous voulons alerter les pouvoirs publics." 

Dans les Côtes d'Armor, la tête est vendue 15 centimes aux coopératives. "Le coût de revient est de 30 centimes. Il nous faudrait minimum 50 centimes pour nous en sortir", poursuit le responsable syndical. 

Les agriculteurs demandent des aides de l'état

"Nous voulons donc des aides de l'état pour compenser la perte, énumère Hervé Conan. Nous souhaitons également interpeller l'Etat sur l'embargo russe. Il faudrait qu'ils interviennent encore plus vis à vis de cette commercialisation qui ne se fait pas." 

Suite à l'action de mercredi soir, le préfet de région a annoncé qu'il recevrait une délégation d'agriculteurs, début janvier. D'ici là, les producteurs devraient faire une pause dans leurs actions.