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Agriculture – Pêche

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA sur les pesticides : "C'est plus une question de pratique que de distance"

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Par , France Bleu Cotentin

Epandage de pesticides, zones de non-traitement : quelle réalité ? Quelles alternatives ? Christiane Lambert, présidente du syndicat agricole FNSEA, est venue soutenir les agriculteurs de la Manche ce lundi 21 octobre, à Pont-Hébert et Saint-Lô. Elle a répondu aux questions de France Bleu Cotentin.

Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA aux côtés des agriculteurs manchois à Pont-Hébert (Manche) pour symboliser la distance de 150 mètres, évoquée dans le débat sur l'épandage des pesticides.
Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA aux côtés des agriculteurs manchois à Pont-Hébert (Manche) pour symboliser la distance de 150 mètres, évoquée dans le débat sur l'épandage des pesticides. © Radio France - Lucie THUILLET

Saint-Lô, France

Vous venez dans la Manche en plein débat sur les zones de non-traitement, ces distances entre les habitations et les champs où peuvent être utilisés des produits phytosanitaires. Pourquoi parlez-vous de diabolisation du débat ?

Le débat a été diabolisé par des ONG ou des maires qui ont pris des décisions intempestives et sans fondement scientifique. Enoncer une distance de 150 mètres au bord de chaque habitation, une fois et demi un terrain de football, c'est insensé, c'est irréalisable. Ce chiffre a été mis dans la tête de tout le monde et chacun pense que c'est la bonne distance. Donc il y a eu beaucoup de critiques envers les agriculteurs, qui pourtant sont de plus en plus formés et professionnels. Moi je suis pour le bien-vivre ensemble à la campagne. Il faut que les nouveaux habitants soient bien à la campagne mais respectent aussi ceux qui y travaillent, c'est une question essentielle pour le bien vivre ensemble.

Mais comprenez-vous que ça suscite de l'émoi, autour de la question des pesticides notamment ?

Oui surtout avec la diabolisation et les excès énoncés par un certain nombre d'associations environnementales. Les produits phytosanitaires pour traites les plantes, c'est une peu comme les médicaments pour les humains. Les antibiotiques, c'est pas automatiques, les produits phytos non plus. Les agriculteurs qui les utilisent réfléchissent leurs interventions quand les plantes sont malades ou quand il ya une invasion d 'insectes et qu'il faut sauver les cultures et livrer des produits sains. De plus en plus , les Français font attention, utilisent de l'homéopathie. Nous aussi. Nous utilisons du biocontrôle ou des méthodes alternatives. On a besoin d 'avoir recours aux produits phytosanitaires quand il y a des maladies, mais chaque fois qu'on peut limiter leur utilisation, bien sûr qu'on le fait ! Il ne faut mélanger pas l'expression de l'Anses, des instituts techniques ou de l'Inra et des militants qui militent, exagèrent, caricaturent parfois les débats.

Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, en visite à la ferme expérimentale la Blanche Maison à Pont-Hébert près de Saint-Lô ce lundi 21 octobre. - Radio France
Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, en visite à la ferme expérimentale la Blanche Maison à Pont-Hébert près de Saint-Lô ce lundi 21 octobre. © Radio France - Lucie THUILLET

Quelle est votre position exactement sur ces zones de non-traitement ?

Il faut protéger la santé des riverains, c'est capital, mais il y a différentes façons de le faire. Nous, nous sommes persuadés que c'est davantage des bonnes conditions d'utilisation et le respect plein et entier des bonnes pratiques de pulvérisation qui permettent d'arriver à ce résultat. Dans 95% des territoires français, il n'y a pas de problème. Les agriculteurs sont très attachés à respecter le fait d'intervenir quand il n'y a pas de vent, plutôt la nuit ou avant le lever du soleil pour respecter les abeilles aussi. Les bonnes pratiques d'épandage, nous les connaissons. Et la FNSEA, avec 40 partenaires, s'est engagée à vulgariser ces bonnes pratiques et des solutions pour toutes les cultures et à écrire aussi des chartes de riverains. Dans ces chartes, avec les associations des maires, des représentants des riverains, des conseils départementaux, des communautés de commune, sous l'autorité des préfets, nous écrivons comment arriver à travailler et cohabiter intelligemment. C'est plus une question de pratique que de distance, j'en suis persuadée.

Ce que vous nous dîtes, c'est finalement de faire confiance aux agriculteurs ?

Quand je vais acheter mon pain, je fais confiance au boulanger. Quand j'achète une voiture, je fais confiance au garagiste. Est-ce que dans notre pays, on va faire confiance aux professionnels du secteur agricole  qui se font accompagner par les chambres d'agricultures, par les instituts techniques, par toute une foule conseillers qui nous aident, y compris avec du matériel plus performant. On est capable aujourd'hui avec des pulvérisateurs de calculer à 10 centimètres près l'intervention dans le champ. Il n'y a quand même pas beaucoup de secteurs où on est capable de raisonner à 2% près la localisation de la pulvérisation des produits phytos. Nous faisons notre métier le mieux possible,  nous évoluons, nous sommes en transition mais nous demandons du respect de notre connaissance et de notre professionnalisme mais ça, c'est aux politiques de le dire.

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