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Christiane Lambert, présidente de la FNSEA : "L'agriculture a besoin d'outils nouveaux"

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Par , France Bleu Isère
Lans-en-Vercors, France

Le Global Food Forum, rassemblement au sommet sur l'agriculture, se tient ce jeudi 22 juin à Lans-en-Vercors. Y sont notamment présents Phil Hogan, commissaire européen en charge de l'agriculture, et Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. Cette dernière a témoigné au micro de France Bleu Isère.

Christiane Lambert est présidente de la FNSEA, syndicat majoritaire des agriculteurs français, depuis avril 2017.
Christiane Lambert est présidente de la FNSEA, syndicat majoritaire des agriculteurs français, depuis avril 2017. © Radio France

Le parc naturel régional du Vercors voit se tenir, ce jeudi 22 juin, des négociations sur la Politique agricole commune (PAC) en Europe dans le cadre du Global Food Forum. L'objectif est de trouver des nouveaux moyens de moderniser l'agriculture en vue du prochain projet de PAC, prévu pour 2020. "C'est une rencontre au sommet", expose Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, premier syndicat d'agriculteurs en France. Il y a notamment Phil Hogan, commissaire européen, ainsi que le député européen Michel Dantin. "Pour ma part, j'exprimerai au titre de la FNSEA la vision des agriculteurs."

Encourager les initiatives

"C'est important d'avoir des dialogues de ce type, hors période de grandes décisions", juge la syndicaliste. Le Global Food Forum vise à structurer encore davantage la PAC, dont Christiane Lambert tient à rappeler les fonctions : "Elle permet la régulation des marchés, la valorisation des territoires, la création d'emplois... Le sommet est lui centré sur l'accompagnement des territoires." C'est seulement en prenant compte de ces éléments que l'on peut, selon elle, favoriser les initiatives agricoles : "Les agriculteurs n'ont pas envie qu'on les sauve ! Ils veulent qu'on leur donne des moyens, pour pouvoir entreprendre des projets de production."

Mais la présence du commissaire européen Phil Hogan, parfois jugé comme productiviste, ne fait-elle pas état d'une préférence pour l'agriculture mondialisée, au détriment d'une production raisonnée et locale ? "Il n'a pas une ligne 100% verte", admet Christiane Lambert. "Mais il a affirmé que la PAC à l'européenne avait réussi à concilier la sécurité alimentaire et des productions qui doivent intégrer des problématiques environnementales." Un équilibre difficile à trouver, affirme la présidente.

De meilleurs outils pour les agriculteurs

Christiane Lambert insiste également sur la volonté des quelque 900 000 agriculteurs français de s'en sortir sans être "sauvés" : "Ils veulent simplement vivre de leur travail", précise-t-elle. "Un revenu sécurisé est possible, mais le contexte a beaucoup changé."

"Le climat nous joue des tours", déplore la syndicaliste. "La canicule est terrible cette année, alors qu'il y avait de fortes inondations l'an dernier." Une canicule aux conséquences "dramatiques" : "Les cultures manquent d'eau, l'herbe sèche partout, ça touche de nombreuses régions... En Lorraine ou en Côte d'Or, c'est la troisième année." Ces fluctuations climatiques vont jusqu'à provoquer des "problèmes sanitaires extrêmement difficiles", nuisibles à la bonne vie des cultures.

Et comme les choses changent, la façon de gérer les exploitations agricoles doit s'adapter, martèle Christiane Lambert. "Il y a un besoin d'outils nouveaux, comme des dispositifs assurantiels plus importants pour se protéger, si les récoltes ne donnent rien. Et il faut aussi parler de l'irrigation. Il y a un tabou à ce sujet en France, nous voulons le lever."

Autre point qu'abordera la syndicaliste en marge des négociations : le problème des loups sur le territoire français. "Il y a de plus en plus d'attaques, les brebis sont décimées, le moral des éleveurs est en berne", gronde-t-elle. "Depuis 2009, 72 000 brebis ont été tuées, pour un coût total de 23 millions d'euros ! Nous voulons zéro attaque sur la saison prochaine. Qu'il y ait des loups au nom de la convention de Berne [en 1979, relative à la conservation de la vie sauvage, NDLR], je suis d'accord. Mais qu'ils soient placés dans des territoires où ils ne pourront pas anéantir le pastoralisme."

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