Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Comment les agriculteurs vont-ils s'adapter à l'interdiction de certains néonicotinoïdes?

lundi 25 juin 2018 à 6:37 Par Valérie Le Nigen, France Bleu Breizh Izel

L'Europe interdit trois néonicotinoïdes, ces insecticides tueurs d'abeilles à partir de septembre. Ici, en Bretagne, les agriculteurs conventionnels vont devoir s'adapter, notamment pour le maïs. Rencontre à Glomel, dans les Cotes d' Armor avec un producteur de lait.

Un sac de traitement des semence de maïs contenant un néonicotinoïde
Un sac de traitement des semence de maïs contenant un néonicotinoïde © Radio France - Jean Christophe Le Dantec

Bretagne, France

L'exploitation de Jean Christophe Le Dantec produit 300 000 litres de lait par an à Glomel dans les Cotes d'Armor. Avec 50 vaches, du maïs, des betteraves, c'est un agriculteur conventionnel de 58 ans  qui a commencé à utiliser des néonicoinoïdes en 2017. " En 2016, j'ai eu une attaque forte de mouches sur le maïs. Cette année-là, la baisse de rendement m'a incité à jouer la sécurité et à utiliser des semences traitées Sodino, pour la moitié de mon maïs donc un produit avec un néonicotinoïde."
 

Concerné par la mortalité des abeilles

Mais Jean Christophe Le Dantec se sent concerné par la surmortalité des abeilles. " Ce produit nous est utile. Mais évidemment, il faut l’arrêter s'il a un tel impact sur la faune." Concrètement, je m’apprête donc à semer du maïs classique en 2019. 

"Dans l'avenir il faudra prévoir des baisses de rendement"

" Cette année, je pense que je n'aurais pas eu de baisse de rendement même si je n'avais pas utilisé de semences traitées aux néonicotinoïdes. Mais à l'avenir, il faudra prévoir des baisses de rendement.  Il faut juste l'intégrer."

A la Chambre d'agriculture du Finistère, Olivier Manceau, directeur général est plus inquiet : " Les attaques de taupins ou de mouches peuvent être très préjudiciable sur le rendement d'une parcelle ou d'une exploitation. Sur les céréales, avec les pucerons, on peut craindre des baisses de rendement de l'ordre de 40%."

Dans les Côtes d'Armor, Jean Christophe Le Dantec relativie même s'il ne s'exprime que sur le maïs : " oui, il faudra prévoir des fluctuations, mais on a fait du lait en Bretagne avant le maïs. Rien ne nous empêchera les mauvaises années de mettre plus d'herbes."