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Agriculture – Pêche

Comment les arboriculteurs du Tarn-et-Garonne luttent contre la grêle

lundi 28 mai 2018 à 19:25 Par Vanessa Marguet, France Bleu Occitanie

Les arboriculteurs du Tarn-et-Garonne comptent surtout sur les filets pour protéger leurs pommiers et leurs arbres fruitiers contre la grêle, mais ce n'est pas une protection à 100% et les autres dispositifs restent aléatoires.

Les filets anti-grêle restent la solution la plus répandue.
Les filets anti-grêle restent la solution la plus répandue. © Radio France - Vanessa Marguet

Tarn-et-Garonne, France

La grêle a fait des ravages ce week-end dans le Bordelais. Près de 7000 hectares de vignoble ont été touchés, notamment dans le secteur des Côtes de Bourg et des Côtes de Blaye. La grêle fait partie des menaces les plus redoutées par les arboriculteurs du Tarn-et-Garonne. Ils ont été épargnés ce week-end, mais ils savent qu'ils peuvent très bien être les prochains sur la liste et ils essaient de se protéger tant bien que mal.  

Le filet, "moyen le plus efficace"

Le moyen de protection le plus répandu sur les exploitations est le filet*. C'est aussi "le plus efficace aujourd'hui" pour Yvon Sarraute, qui est producteur de pommes, de fraises et de kiwis à Meauzac, au sud de Lafrançaise et responsable "fruits et légumes" à la chambre régionale d'agriculture du Tarn-et-Garonne.

Les explications de Yvon Sarraute, producteur et représentant de la chambre d'agriculture 82

Yvon Sarraute, le responsable "fruits et légumes" à la chambre d'agriculture du Tarn-et-Garonne  - Radio France
Yvon Sarraute, le responsable "fruits et légumes" à la chambre d'agriculture du Tarn-et-Garonne © Radio France - Vanessa Marguet

Les filets font écran quand il y a de la grêle et en principe, ça fonctionne bien — Yvon Sarraute

Pour lui, il n'y a que dans les cas de grosses tempêtes de grêle que les effets des filets sont limités, mais ça reste rare. Le filet est aussi la solution qu'a adopté Gilles Calvet, qui gère une exploitation de 30 hectares de pommiers, de poiriers et de pruniers à Albias, au nord est de Montauban. Mais il y voit quelques bémols, notamment le fait que les filets ne s'installent qu'après la floraison, vers la fin du mois d'avril, or le mois d'avril reste incertain.  

Avant, le mois le plus dangereux, c'était mai. Maintenant, on s'aperçoit qu'il grêle en avril . L'année dernière, on a pris un orage de grêle au début de la floraison, on disait ça ne se verra pas sur les fruits, mais ça s'est vu — Gilles Calvet  

Fusées, radars et ballons

Avec les autres arboriculteurs d'Albias, il utilisait également depuis quelques années des fusées anti-grêle, qui permettent de lancer de l'iodure d'argent dans le ciel à l'approche de l'orage "pour éviter que les grêlons ne soient trop gros". Mais ces fusées ne sont plus autorisées et Gilles Calvet réfléchit actuellement à d'autres solutions avec ses collègues des environs. 

Reportage sur l'exploitation de Gilles Calvet

Ce genre de fusée n'est désormais plus autorisé. - Radio France
Ce genre de fusée n'est désormais plus autorisé. © Radio France - Vanessa Marguet

"Nous avons des contacts avec la société Selerys, qui met au point des radars capables de suivre l'activité orageuse et de mieux détecter les épisodes de grêle" explique t-il.  Cette société propose ensuite aux exploitants agricoles de s'équiper avec un dispositif anti-grêle, composé d'un ballon gonflé d'hélium et chargé de sels hygroscopiques. Un radar de ce type a été installé fin 2017 près de Moissac. 

A Albias, les arboriculteurs eux se tâtent encore, car ce genre de dispositif revient cher. Et cela reste surtout "aléatoire" pour Yvon Sarraute, qui ne croît pas non plus aux canons anti-grêle. Le responsable fruits et légumes à la chambre d'agriculture du Tarn-Et-Garonne prône le filet, même si ce n'est pas une protection efficace à 100% et regrette que "les assurances contre la grêle soient trop chères"

* Les filets coûtent 5 000 à 10 000 euros par hectare, et durent en général 12 ans, d'après Yvon Sarraute.