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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus - confinement : la vente de plants potagers désormais considérée de "première nécessité"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu
Saint-Génies-Bellevue, France

La secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher a annoncé mercredi soir que les plants et semences à vocation alimentaire étaient désormais considérés comme de "première nécessité", pendant le confinement lié au coronavirus. Un bol d'air pour les horticulteurs, mais leur situation reste délicate.

Pendant le confinement, les plants potagers peuvent désormais être vendus aux particuliers, sous strictes conditions.
Pendant le confinement, les plants potagers peuvent désormais être vendus aux particuliers, sous strictes conditions. © Maxppp - Philippe Menard

Jardiner pendant le confinement, c’est possible, si vous avez la chance d’avoir un jardin. Mais encore faut-il avoir de quoi planter. Sauf que les pépinières et les jardineries étaient fermées jusque là, comme tous les commerces non essentiels pendant le confinement lié à l'épidémie de Covid-19.

La donne vient cependant de changer. Le gouvernement les autorise depuis désormais à rouvrir, sous conditions strictes. Pas question pour autant de vendre des plants d’ornement. Mais des arbres fruitiers, ou des plants de légumes pour le potager, oui ! La secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runnacher l'a annoncé mercredi 1er avril devant le Sénat : "Dans le cadre des arbitrages que nous venons de rendre, la vente des plants potagers est considérée comme un achat de première nécessité."

Les préfectures commencent petit à petit à donner les autorisations de réouverture des jardineries et pépinières, dans nos départements. Les préfectures du Lot et des Hautes-Pyrénées ont ainsi publié leurs arrêtés ce jeudi 2 avril. Les réouvertures sont permises dans des conditions très strictes.

La préfecture du Lot indique ainsi que "la commercialisation des plants à visée alimentaire (légumes, petits fruits, plantes aromatiques) pour les particuliers [est autorisée] sous divers modes :

  • sur les marchés ouverts autorisés par dérogation préfectorale    
  • dans les rayons des jardineries actuellement ouvertes au titre des activités autorisées par le décret du 23 mars 2020 (fourniture nécessaire aux exploitations agricoles, commerce d’aliments et de fournitures pour animaux de compagnie…).    
  • via des dispositifs de retrait de commande et/ou des services de livraison à domicile mis en place par les jardineries, qu’elles soient actuellement ouvertes ou fermées ;    
  • via la vente directe par les pépiniéristes sur le lieu de production, sous réserve de la prise préalable de rendez-vous entre les clients et le producteur.

Les plantes d'ornement restent sur les bras des pépiniéristes

La filière horticole attendait cette adaptation depuis plusieurs jours, et s'en satisfait, même si les plantes d'ornement sont exclues du dispositif. Marianne Destain, horticultrice à Saint-Geniès-Bellevue (Haute-Garonne), près de Toulouse, rappelle que même s'il y a des producteurs spécialisés en plants potagers, "il y a beaucoup d'horticulteurs qui font 80% d'ornemental".

"Comme on n'a pas de vente, on commence à jeter nos stocks".

L'ancienne présidente de la fédération régionale d’horticulture précise aussi que le printemps est une période cruciale pour la filière, avec des plants préparés depuis des mois, et qui devraient être vendus maintenant, et plantés par les amateurs dans leurs jardins : "En général pour les horticulteurs, mars, avril, mai, cela représente la moitié du chiffre d'affaires annuel."

La professionnelle alerte aussi sur les denrées périssables que sont ces plants : "On ne peut pas stocker nos cultures de bégonias, d’œillets d'inde, qui sont dans des petits pots. Et comme on n'a pas de vente, on commence malheureusement à jeter nos stocks."

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