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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : ouvrir les stades de foot pour y installer les marchés en toute sécurité ?

Et si on déplaçait les marchés sur les stades aujourd'hui inoccupés ? C'est la proposition du président de la chambre d'agriculture de l'Hérault. Le gouvernement a demandé la fermeture des marchés de plein air pour limiter la propagation du coronavirus. Une catastrophe économique pour l'agriculture.

Les marchés de plein air sont interdits sauf dérogation
Les marchés de plein air sont interdits sauf dérogation © Maxppp - EBF

Le gouvernement a demandé la fermeture de tous les marchés de plein air lundi soir, une mesure de protection des populations pour éviter la propagation du coronavirus, les distances de sécurité n'étant pas toujours respectées entre les clients. Une catastrophe pour les agriculteurs qui écoulent leur production sur les marchés

Le président de la chambre d'agriculture de l'Hérault et vice président de la FNSEA Jérôme Despey était l'invité de France Bleu ce mercredi matin. Il est revenu sur cette interdiction des marchés, mais il a aussi lancé un appel aux volontaires pour aider les agriculteurs dans les exploitations. Car la main d'oeuvre manque.

Le ministre de l'Agriculture encourage d'ailleurs les Français qui sont au chômage à partir dans les champs pour aider leurs récoltes. 

200 000 saisonniers sont bloqués aux frontières à cause du coronavirus. Vous lancez vous aussi un appel solennel dans la région? 

Oui, on lance un appel parce qu'on a besoin de bras pour la région Occitanie, 30 000 contrats en moyenne sur le mois de mars, avril et le mois de mai pour pouvoir faire nos récoltes d'asperges et de fraises et de melons prochainement, on a besoin de pouvoir récolter nos productions. Les saisonniers qui venaient chaque année faire les récoltes dans notre région.  

Mais n'est-ce pas paradoxal, en cette période de confinement, de dire aux gens "rassemblez vous dans les champs" ? 

Oui, mais vous savez que les cultures sont essentielles pour pouvoir nourrir nos populations. Nous sommes dans une situation inédite. On sait que les secteurs de l'agriculture, de l'agro alimentaire sont indispensables pour l'approvisionnement, des GMS (grandes et moyennes surfaces) auxquelles d'ailleurs nous avons lancé un message : "achetez local".

C'est indispensable et donc il faut à tout prix que nous n'ayons pas une rupture de la chaîne alimentaire pour pouvoir nourrir les populations et c'est pour ça qu'on a aussi besoin de main d'œuvre.  

Vous êtes vraiment en mesure de faire respecter les gestes barrières pour éviter la propagation du virus sur une exploitation ?

Oui, c'est nécessaire. C'est capital pour protéger les agriculteurs, pour protéger les salariés. On est en capacité de pouvoir prendre une distance de deux mètres sur des chantiers de récoltes. On a aussi un nombre de masques de protection individuelle.  Bien sûr que la nécessité, c'est de pouvoir accueillir les salariés en toute protection.

Et dans ce contexte de crise, les agriculteurs ont-ils les moyens de payer les saisonniers ?

C'est très dur sur le plan économique et c'est pour ça que des dispositifs ont été mis en place sur le plan social, sur le plan fiscal et aussi sur le plan économique  par le gouvernement. Parce que le but est de payer nos salariés qui travaillent avec beaucoup de courage dans cette période qui est difficile pour tout le monde. 

"Nous lançons un appel à consommer local".

C'est aussi  un appel que nous lançons aux consommateurs de pouvoir diversifier leur alimentation. On a besoin de produits frais aussi, pas que des pâtes ou du riz. C'est pour ça qu'on a lancé un appel à la GMS d'acheter des produits locaux. 

"Dans certains villages, le marché est le seul lien social".

Nous demandons aux maires, en accord avec les préfets de relocaliser les marchés dans les stades de foot qui ne sont pas utilisés. Les stades sont des milieux fermés, dans lesquels on pourrait mettre les agriculteurs avec des distances assez importantes et réguler l'entrée des consommateurs. Il y a des villages où le seul lien pour les personnes âgées,  c'est d'aller faire ses courses sur ces marchés là. 

Aujourd'hui, le gouvernement a pris la décision de fermer les marchés avec une dérogation par les maires et par les préfets. Je souhaite que cette dérogation s'applique. 

"On peut faire une charte pour imposer des mesures de sécurité".

Il faut qu'on mette des barrières sanitaires, mais on peut faire  une charte au niveau des chambres d'agriculture pour les espacements des étals,sur les distances de sécurité, sur l'absence de manipulation des produits par les acheteurs,  sur l'utilisation des sacs des consommateurs. 

Il est très important de laisser ouvert les marchés pour les producteurs et pour les consommateurs.

Jérôme Despey, président de la chambre d'agriculture de l'Hérault et vice président de la FNSEA

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