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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la réouverture des restaurants "fondamentale" pour la conchyliculture de Normandie

La filière conchylicole normande souffre en raison de la crise liée au coronavirus. Les producteurs d'huîtres et de moules de notre région sont inquiets quant à la durée de fermeture des restaurants et autres lieux où l'on peut déguster leurs produits alors que la saison des moules-frites se profile

Marchand d'huîtres sur un marché
Marchand d'huîtres sur un marché © Maxppp - XAVIER LEOTY

Depuis 36 jours et le début du confinement lié au coronavirus, il est difficile pour la filière conchylicole normande de trouver des clients

"C'est très difficile parce que nos points de vente habituels sont fermés, a expliqué sur notre antenne Thierry Hélie, président du comité régional conchylicole de Normandie  : restaurants, poissoneries, etc.. donc la filière en expédition souffre énormément.

Il est possible de vendre des huîtres parce qu'elles sont très bonnes actuellement mais il faut que les clients reviennent vers les plaisirs gustatifs et gastronomiques. Si les clients sont là, il y aura des huîtres. Il faut réamorcer la demande."

Les producteurs d'huîtres et de moules doivent faire face à leurs charges traditionnelles auxquelles se surajoutent des charges dues à la crise du coronavirus. 

Nous devons continuer à travailler nos huîtres qui sont un élevage d'animaux vivants pour les garder en bonne forme et en bonne qualité pour les vendre.

"On a des charges supplémentaires sur les stocks avec les huîtres qui ne sont pas vendues depuis un peu plus de 36 jours parce que la filière a eu quelques soucis en début d'année. Nous devons continuer à travailler nos huîtres qui sont un élevage d'animaux vivants pour les garder en bonne forme et en bonne qualité pour les vendre."

Particularité des huîtres, pendant leur stockage elles continuent de croître et risquent de sortir des standards recherchés par les consommateurs. La question se posera de savoir si ces surstocks de production pourront être écoulés. Plus les huîtres sont grosses moins elles sont attractives.

On aura donc un double effet ciseaux avec des animaux et un manque de demande parce que cela ne correspond plus au standard du marché.

"Sur le marché français, le numéro 3 représente 80% des ventes habituellement, précise le président du comité régional conchylicole de Normandie. Donc le 3 va passer du 2 et du 2 au 1 donc devenir de plus en plus gros. Et là, les marchés sont très contraints et pas faciles à trouver. On aura donc un double effet ciseaux avec des animaux et un manque de demande parce que cela ne correspond plus au standard du marché."

Comme toute activité actuellement, la filière conchylicole normande doit faire face à des tensions sur sa trésorerie.  Si la crise du coronavirus intervient juste après la période des fêtes de fin d'année, période des huîtres, la profession ne veut pas manquer le rendez-vous suivant.

Sans restauration, sans lieux festifs sur nos deux produits (Moules et Huîtres) qui sont des produits de rencontres, d'amitié et de famille, on va être très très mal.

"La restauration risque de ne pas rouvrir très rapidement, s'inquiète Thierry Hélie . On va donc s'enfoncer un peu plus dans la crise et les moules commence pour la mytiliculture. Or pour la moule-frite, s'il n'y a pas de camping, s'il n'y a pas de restaurants, la deuxième jambe de la conchyliculture normande va souffrir également.

La date de réouverture des restaurants est fondamentale. Sans restauration, sans lieux festifs sur nos deux produits qui sont des produits de rencontres, d'amitié et de famille, on va être très très mal."

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