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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : inquiétudes pour l'avenir de la filière équine en Bretagne

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

L'ancien ministre Xavier Bertrand a demandé un "plan de sauvetage" pour la filière cheval qui représente 65.000 emplois en France et génère plus de 11 milliards d'euros, du sport, aux loisirs en passant par les courses et l'élevage. Les professionnel bretons sont également très inquiets.

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Radio France - Jean-Christophe Rampal

La crise liée au confinement et à l'épidémie de covid-19 a des répercutions dans tous les secteurs de la société. D'ailleurs, pour sauver la filière équine, à l'arrêt depuis le 17 mars dernier, l'ancien ministre et président du conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand a demandé un "plan de sauvetage complet" car la filière représente 65.000 emplois en France et génère plus de 11 milliards d'euros dans différents domaines : les courses, l'élevage, le sport et les loisirs.

La filière équine dans l'ouest est l'une des plus importantes de France

"La filière équine dans l'ouest est très très importante, c'est l'une des fédérations les plus importantes de France derrière la Normandie et l’Île-de-France" explique Pierre Pasquiou, président de la société des courses de Guingamp, du conseil du Galop pour le Grand Ouest et membre du comité de France Galop. "Nous avons 48 hippodromes, de Guingamp à Vannes, de Guer à Fougères, et la quasi totalité des hippodromes ont des courses de galop, il y a beaucoup de chevaux à l’entraînement et de nombreux professionnels dans la région."

La filière équine souffre beaucoup actuellement comme beaucoup d'autres filières" Pierre Pasquiou 

Il y a eu une réunion mardi dernier à Paris avec Gérald Darmanin, le ministre du budget et Didier Guillaume le ministre de l'agriculture pour voir dans quelles conditions des courses pourraient reprendre sur le territoire national mais selon Pierre Pasquiou "si la reprise des courses est autorisée, cela se fera dans des conditions très strictes. Sur des hippodromes Premium, des premières catégories comme Nantes, Vichy, Compiègne dans des conditions drastiques, à huit clos, il n'y aura pas de spectateurs, le nombre de personnes habilitées autorisées à entrer sur hippodrome sera très très limité, il n'y aura que l’entraîneur, les propriétaires n’auront pas le droit d'aller voir leur cheval courir et évidemment port du masque, gel hydroalcoolique, distanciation sociale... Moi je vois ça assez mal parce qu'un cheval restera toujours un cheval et la distanciation sociale entre le jockey, l’entraîneur, ce n'est pas toujours évident."

Didier Guillaume a d'ailleurs annoncé ce jeudi la possibilité pour les propriétaires de chevaux de se rendre dans les centres équestres pour contribuer à nourrir et à soigner leur animal à partir du vendredi 24 avril.

Je suis très pessimiste pour l'avenir" Pierre Pasquiou

Le président de la société des courses de Guingamp et du conseil du Galop dans la région se dit "pessimiste, on nous parle de la reprise des courses, dans un nombre très limité d'hippodromes, qu'en est-il de l'immense majorité des hippodromes ? Personne n'en sait rien à l'heure actuelle." Pierre Pasquiou s'inquiète notamment pour l'avenir d'hippodromes comme celui de Loudéac dans les Côtes d'Armor "il a déjà perdu ses quatre réunions annuelles qui devaient avoir lieu en mars et en avril, avec des charges qui sont très lourdes, des emprunts très lourds à rembourser, il faut néanmoins entretenir les pistes et il n'y a pas de rentrées, il n'y a pas de spectateurs, pas de billetterie, pas de jeu, je me demande comment certaines sociétés de courses vont pouvoir survivre."

Les pouvoirs publics ont d'autres chats à fouetter à l'heure actuelle que de se pencher sur le problème des courses"

Selon Pierre Pasquiou, "la culture du cheval est très importante dans l'ouest, dans les fermes dans le temps il y avait toujours un ou deux chevaux. Mais, les pouvoirs publics ont d'autres chats à fouetter à l'heure actuelle que de se pencher sur le problème des courses alors que les courses c'est 120 000 emplois avec les soigneurs, les vétérinaires, les bourreliers, les fabricants d’aliment, c'est une filière importante."

Des centres équestres risquent de mettre la clé sous la porte

Depuis le début du confinement, l'ensemble de la filière cheval en France est à l'arrêt, sans ressource. "Les courses sont financées par les jeux, le PMU ristourne à la filière équipe environ 850 millions d'euros par an, il n'y a pas de jeu, il n'y a aucune recette, les sociétés de courses se demandent donc comment elles vont faire pour survivre car beaucoup n'ont pas de trésorerie suffisante", s'inquiète Pierre Pasquiou.

Le même problème est constaté pour de nombreux centres équestres "il y a des charges importantes et pas un seul revenu, je crains que beaucoup de centres équestres ne soient obligés de mettre la clé sous la porte." Pierre Pasquiou se dit très pessimiste pour les mois qui viennent, "c'est très difficile dans le confinement et je pense que ça va être encore plus difficile dans le déconfinement car comment voulez-vous faire de la distanciation sociale avec un groupe de gamins qui vont faire du poneys ? Je ne vois pas les choses très bien."

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