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Coronavirus : l'activité reprend doucement au port de pêche de Boulogne-sur-Mer

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Par , France Bleu Nord

Au port de Boulogne, après des premières journées de confinement très compliquées, les pêcheurs reprennent désormais la mer. Le marché reste faible car l'activité est estimée à environ un quart du niveau habituel. Et les marins craignent pour leurs conditions de sécurité.

D'ici la fin de semaine, huit navires devraient avoir repris la mer au départ de Boulogne.
D'ici la fin de semaine, huit navires devraient avoir repris la mer au départ de Boulogne. © Radio France - Catherine Grain

Enfin, les pêcheursae ceux qui ont été touchés de plein fouet par la mise en place du confinement : les pêcheurs du Boulonnais sont en train de redémarrer doucement leur activité, après de longs jours de quasi-paralysie. D'ailleurs, ce samedi, le port de Boulogne a lancé un appel aux consommateurs à acheter du poisson français.

Un quart de l'activité habituelle

De fait, les restaurants et les cantines scolaires ont fermé du jour au lendemain. Or c'est notamment par ce canal que les pêcheurs arrivent à écouler leur marchandise. "On estime qu'on est à 25% de notre activité habituelle", explique Alain Caillier, le directeur délégué du port de Boulogne. Toutes les ventes sont maintenues, tout comme les services de criée, d'entretien ou de lavage.

Mais toute la complexité est évidemment de faire correspondre le nombre de bateaux en mer avec cette demande en baisse, comme l'explique Alain Caillier : "si les bateaux pêchent trop de poissons, les prix vont s'effondrer et tout ne sera pas vendu et s'ils n'en pêchent pas assez, le marché ne sera pas alimenté, ce qui serait dommage en cette période."

Impossible de respecter les gestes barrière

Mais la difficulté, c'est aussi d'assurer la sécurité sanitaire des marins. Olivier Leprêtre, président du comité régional des pêches des Hauts-de-France, l'affirme : "sur un bateau, c'est un milieu confiné : on ne pourra jamais garder un mètre de distance entre les membres de l'équipage." Pas de masque, pas de gel hydro-alcoolique, "on n'a pas le matériel adéquat. Les gars ne se sentent pas du tout en sécurité et je les comprends, car le plus important c'est la vie."

Toujours est-il que d'ici la fin de la semaine, huit chalutiers devraient être en mer. Les fileyeurs, ces petits bateaux qui sortent à la journée, sont eux presque tous en activité. Il y a de la demande et, surtout, le mois de février a déjà été très compliqué à cause des tempêtes à répétition.

Enfin, les pêcheurs attendent toujours des précisions sur les aides que l'Etat et l'Union Européenne vont leur verser pour compenser cette période difficile.

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