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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le manque de main d'oeuvre se fait sentir pour les cultures

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Par , France Bleu Occitanie

Avec le confinement et le départ de bon nombre de travailleurs agricoles étrangers, plusieurs cultures manquent de main d'oeuvre à l'heure des travaux saisonniers. C'est le cas par exemple dans le Tarn-et-Garonne.

Pommiers dans le Tarn-et-Garonne (photo d'illustration)
Pommiers dans le Tarn-et-Garonne (photo d'illustration) © Radio France - Vanessa Marguet

Les agriculteurs ont l'habitude de travailler au jour le jour et de composer avec les caprices de la météo, mais ils n'ont pas pu prévoir ce coup-là. Les craintes liées au coronavirus ont contraint nombre de travailleurs agricoles étrangers à repartir chez eux le temps du confinement. Le problème, c'est que les travaux agricoles, eux n'attendent pas. 

Des filets anti-grêle

Dans le Tarn-et-Garonne, où l'arboriculture tient une place importante, ce sont les travaux des pommiers qui demandent beaucoup d'attention en ce moment. Une fois que les pommiers auront fini leur floraison mi-avril, vient le temps de replier les filets anti-grêle sur les arbres. Un travail fastidieux qui nécessite plus de 2000 personnes sur tout le département selon la Chambre d'Agriculture, avec une main d'oeuvre en grande partie étrangère. 

Par chance, certains producteurs comme Yvon Sarraute, installé à Mauzeac près de Montauban, ont gardé leur main d'oeuvre et continuent de les loger le temps des travaux. Les travailleurs polonais logés par Yvon Sarraute pourront donc replier les filets sur les pommiers à partir de la mi-avril. Une chance pour ce producteur que d'autres n'ont pas. 

Inquiétude pour les cerises

Même inquiétude pour les cerises. La récolte commence dans un peu moins d'un mois, mais les producteurs ont déjà du mal à trouver le personnel qualifié. Dans la région de Moissac, un producteur nous confie par exemple rechigner à "employer de la main d'oeuvre française qui n'est pas qualifiée, et qui n'a pas assez de rendement". Il comptait sur des renforts étrangers, une trentaine de cueilleurs pour la plupart bulgares et équatoriens qui devaient initialement arriver en France ce mois-ci. Ils sont finalement bloqués dans leur pays. 

La plantation de melons

D'autres cultures aussi peuvent parfois manquer de main d'oeuvre en ce moment, à une échelle relativement plus restreinte. C'est le cas des asperges ou des fraises qui commencent à être récoltées. Dans un autre registre, c'est aussi la période où l'on plante les melons et où on creuse les tunnels, ce qui demande là-aussi beaucoup de main d'oeuvre.  Le manque pourrait se faire sentir pour certains producteurs, comme dans la région du Quercy par exemple. 

Une entraide locale

Dans le Tarn-et-Garonne comme dans le Tarn, pour ce qui est des récoltes de produits comme les asperges ou les fraises, il s'agit pour la plupart du temps de petites exploitations qui ne nécessitent pas forcément de recourir à une main d'oeuvre étrangère. Et même en cas de pépins, certains professionnels peuvent compter sur l'aide des habitants. 

J'ai été agréablement surpris par la prise de conscience des consommateurs et des habitants" - Michel Gaignoux, technicien agricole dans le Tarn-et-Garonne.

Pour leurs travaux et récoltes, certains producteurs peuvent aussi compter sur l'entraide des habitants du coin. Michel Gaignoux, technicien arbo-légumes dans le Tarn-et-Garonne se réjouit même "du nombre d'appels qu'il a reçu fin mars pour donner un coup de main. Souvent des agriculteurs retraités qui viennent avec leurs familles, qui connaissent le métier et qui sont volontaires". Un coup de main bienvenu selon Michel Gaignoux à l'heure où les bras manquent parfois cruellement dans les champs. 

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