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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les centres équestres des Pyrénées-Atlantiques victimes du confinement

La filière des centres équestres va mal. L'inactivité causée par le confinement est l'une des causes mais pas seulement rappelle Delphine Rouquette présidente du comité départemental d'équitation des Pyrénées Atlantiques.

Le centre équestre tout vide "le cheval de Troie" à Espelette
Le centre équestre tout vide "le cheval de Troie" à Espelette © Radio France - Delphine Rouquette

Le confinement ne réussit pas aux centres équestres fermés depuis plus d'un mois en raison de l'épidémie de coronavirus. Depuis le 16 mars dernier plus un euro ne rentre dans les caisses des clubs.

Les 6000 cavaliers licenciés des Pyrénées Atlantiques et d'ailleurs sont priés de rester chez eux.  La centaine de centres équestres du département est totalement désertée. Seuls les responsables s’occupent de mener les chevaux au pré. Il en va de leur santé mentale affirme Delphine Rouquette, directrice du centre "le cheval de Troie" à Espelette. Pour celle qui est aussi la présidente du comité départemental d’équitation des Pyrénées Atlantiques "le secteur de l'équitation va mal depuis 2014"

L’équitation déjà handicapée par une forte hausse de la TVA

En 2014, l’État décide de faire passer les prestations des clubs hippique d’une TVA de 7 % à 20 %. Le coup (et le coût !) est si rude qu'aujourd’hui les clubs ont abordé le confinement avec une trésorerie peu flamboyante. Au deuxième mois de confinement les représentant de l’équitation demandent à supprimer et non reporter toutes les charges sociales. Ils attendent aussi de voir concrètement ce que les mesures gouvernementales pourront leur apporter.  

La filière équitation va mal — Delphine Rouquette

Delphine Rouquette présidente du comité d'équitation des Pyrénées Atlantiques
Delphine Rouquette présidente du comité d'équitation des Pyrénées Atlantiques © Radio France -

Delphine Rouquette "le secteur va mal"

Pour Delphine Rouquette, Présidente du comité d’équitation des Pyrénées Atlantiques (c'est un organe déconcentré de la fédération française d’équitation ) "après six semaines de confinement, on peut dire que la filière des centres équestres, du monde du cheval va mal. Depuis le début on a dû fermer nos portes à notre clientèle. C’est à dire qu’il y a zéro rentrée d’argent et par contre on travaille avec du vivant, donc forcément des charges au quotidien" "Beaucoup d’entre nous ont attaqué cette crise avec une trésorerie déjà au plus bas. La survie des centres équestres va être compliquée à cause de ça"

Le confinement pèse t'il sur le moral des chevaux ?

"Répondre à cette question c’est compliqué. Normalement ce confinement n’aura pas d’impact sur le bien être des animaux. Dans la plupart des cas les chevaux sont mis au pré. Ils ont une alimentation qui suivie. J’imagine que vous la posez cette question par rapport aux pétitions de propriétaires (de chevaux) qui réclament le droit de venir voir leurs animaux ? Ils estiment que leur chevaux ne sont pas bien traités si ils ne viennent pas les voir. Alors moi je ne cautionne pas du tout cette idée. Pour ma part je reste persuadée que l’ensemble, la grande majorité des centres équestres s’occupent bien des animaux. Les chevaux vivent complètement bien ce confinement. Ce qui n’est pas forcement le cas des dirigeants de structures qui vont devoir travailler plus pour sortir les chevaux, pour entretenir les établissements, sans l’aide du coup de personne"

Personne dans les écuries du "cheval de Troie" depuis le début du confinement
Personne dans les écuries du "cheval de Troie" depuis le début du confinement © Radio France -

Pas d'entrainement durant le confinement

"Pour ce qui est de l’entraînement, les chevaux de club ne vont pas travailler durant le confinement. Ce n’est pas grave. L’entraînement reprendra après et on les remettra en état  de travailler par la suite" "si la question concerne les chevaux de compétition, il faut savoir que la majorité des cavaliers professionnels sont dirigeants de leur structure et maintiennent leur activité et continue de monter à cheval. Donc ce ne sera préjudiciable pour eux. Enfin pour tous les autres, ce sont des cavaliers amateurs. De toute façon les compétitions ne vont pas reprendre au bout d’un grand moment. On entend par ci par là que cela ne devrait pas reprendre avant fin août ! Il me semble naturel que les chevaux même s’ils ont été arrêtés pendant deux mois ou un  peu plus longtemps, pourront reprendre leur travail normal et être prêts pour la reprise de la compétition quand le moment sera venu"

Les mesures du gouvernement : "très heureux de cette annonce" 

"Nous avons appris que le gouvernement plaçait les centres équestres au même titre que les refuges et les zoos dans un grand plan d’aide. Nous sommes bien sûr très heureux de cette annonce. Nous attendons avec beaucoup d’impatience de savoir comment ça va être distribué exactement dans nos structures. De toute façon, depuis le début, nous réclamons une aide à la trésorerie pour nous aider à subvenir aux besoins de nos animaux.  Nous demandons une annulation totale de nos charges sur cette période et non un report. Enfin, on demande depuis quelques années le retour au premier plan du débat de la baisse de la TVA sur nos activités sportives. _On ne comprend pas pourquoi aujourd’hui notre sport a une TVA à 20 %_"

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