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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les ports de pêche d'Occitanie quasiment à l'arrêt

Depuis le début du confinement, la filière pêche en Occitanie fonctionne au ralenti et l'inquiétude grandit face au risque de contamination du coronavirus.

Dans le port Sète, seuls deux à quatre chalutiers prennent la mer ces jours ci sur une vingtaine de bateaux
Dans le port Sète, seuls deux à quatre chalutiers prennent la mer ces jours ci sur une vingtaine de bateaux © Maxppp - Vincent Andorra

Dans le port de Sète, trois chalutiers ont pris la mer ce mercredi 25 mars. Aucun ce jeudi. La criée n'est plus ouverte que trois jours par semaine et les petits métiers ont tous cessé leur activité dès la semaine dernière avec le début du confinement. La situation est à peu près identique dans chaque port d'Occitanie. L'activité est presque à l'arrêt et la profession s'interroge sur une suspension totale de l'activité. 

Risque sanitaire

Le comité régional des pêches a réuni tous les prud'hommes ce mercredi pour faire un point de situation. Pour tous le même constat : 

"Dans un premier temps, tout le monde était OK pour continuer à sortir, résume le président du comité Bernard Perez, implanté à Port-la-Nouvelle. Chacun s'est organisé pour continuer à produire. Mais on s'est très vite aperçu qu'on ne remplit pas les normes sanitaires. On a de petites embarcations. On travaille les uns sur les autres. Et plus ça va et plus ça devient dangereux".

Commercialisation

Second problème : la commercialisation. "Si tout le monde va à la mer, on n'écoule pas la marchandise, poursuit Bernard Pérez. Et comme on va vers plus de confinement... Est-ce qu'on s'organise à tour de rôle pour fournir la population, ou est ce qu'on se rend à l'évidence et on arrête ?"

Une production en chute libre

À la coopérative de pêche Sathoan qui réunit une centaine de navires sur le littoral méditerranéen, moins d'un cinquième de la flotte sort encore en mer. Les navires ont pêché la semaine dernière cinq tonnes, contre 43 à la même période en 2019. 

Avec la fermeture des restaurants, des marchés, la ruée dans les supermarchés vers des produits de longue conservation, la demande est très faible. Mais il y a aussi des inquiétudes sérieuses liées au virus. 

"Il y a eu des suspicions de contamination sur quelques navires, explique Bertrand Wendling directeur de la coopérative. Certains équipages sont confinés. D'autres ne sortent plus pour éviter tout risque."

L'incertitude des thoniers senneurs

À moyen terme, une autre filière de pêche, très lucrative, est dans l'incertitude : les thoniers senneurs, dont la plupart sont basés à Sète. Ils ne disposent que d'un mois par an pour remplir leur quota de pêche au thon rouge en Méditerranée. Leur campagne doit débuter le 25 mai. Ils ignorent pour l'instant si elle sera maintenue. 

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