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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : les pêcheurs Normands appellent à des aides d'urgences pour les soutenir

Le confinement dû au coronavirus met à mal le secteur de la pêche en Normandie. Alors que 90% de la flottille normande reste au port, le président du comité régional, Dimitri Rogoff, demande des aides en urgence pour survivre économiquement.

Chalutiers équipés pour la pêche à la coquille Saint Jacques quittant Port-en-Bessin
Chalutiers équipés pour la pêche à la coquille Saint Jacques quittant Port-en-Bessin © Radio France - Olivier Duc

En pleine crise sanitaire du coronavirus, après onze jours de confinement dans notre pays, la quasi-totalité de la flotte normande de pêche reste toujours à l'abri au port. "Quelques petit bateaux vont en mer, principalement des bulotiers ou des fileyeurs, détaille le président du comité des pêches de Normandie Dimitri Rogoff. Un ou deux gros bateaux sont partis en mer mais globalement, 90 % de la flottille est toujours amarrée à quai."

Globalement 90 % de la flottille est toujours amarrée à quai

Les prix et le marché du poisson sont au plus bas. "Le poisson n'est pas un achat de première nécessité, analyse Dimitri Rogoff. Alors en ce moment les prix sont extrêmement bas. Cela avait déjà commencé avant le confinement. Les prix étaient descendus à 91 centimes le kilo pour les hauturiers, les plus gros bateaux."

Pour autant, les pêcheurs ne peuvent pas prendre de risque en mer, encore moins pour travailler à perte. "Ces prix-là font qu'une entreprise n'est absolument pas rentable donc aller prendre des risques pour sa santé en mer - le bateau est un espace clos où l'on peut se contaminer vite - et perdre de l'argent, une entreprise ne peut pas fonctionner comme ça, déplore-t-il. On fait donc le choix de rester le long du quai en attendant des jours meilleurs ou des aides."

Vente directe et aides européennes

Selon le président du comité des pêches de Normandie, deux types d'aides pourraient permettre de soutenir les patrons-pêcheurs et les équipages de la région, durement impactés par la crise liée au coronavirus. "On souffre en ce moment notamment de la fermeture des marchés, indique-t-il. On avait pas mal de bateaux qui vendaient en direct et qui vivaient de ça. Nous sommes intervenus auprès des préfectures de manière à ce qui puisse y avoir des dérogations pour la vente direct et du circuit court."

Ensuite, Dimitri Rogoff espère une intervention de l'Union européenne, "notamment des arrêts temporaires". Il s'inquiète en effet de la concurrence étrangère : "D'autres flottilles de gros bateaux comme les Hollandais sont en mer et approvisionnent actuellement les grandes surfaces. Cela nous inquiète un petit peu pour l'avenir car on pense déjà à l'après. Donc on aimerait bien y voir un peu plus clair sur ces aides d'ici la fin de la semaine pour rassurer les armements." Problème : "Ça a l'air un peu plus compliqué. Il y a toujours des problèmes administratifs", indique-t-il.

"On sait très bien que cela (le confinement, ndlr) ne va pas s'arrêter la semaine prochaine. Les bateaux pourront peut-être passer quinze jours mais ils ne vont pas passer deux mois", s'inquiète le président du comité des pêches de Normandie.

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