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Coronavirus : pourquoi la baisse des prix épargne les producteurs sarthois d'Equilait

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Par , France Bleu Maine

Alors que des industriels demandent aux producteurs de diminuer la quantité de lait produite au moment où les vaches retrouvent les pâturages pour s'adapter à la baisse drastique des exportations, les éleveurs sarthois qui ont créé Equilait, une filière 100% locale, s'en sortent mieux.

Cinq des producteurs sarthois qui ont lancé Equilait il y a deux ans et demi.
Cinq des producteurs sarthois qui ont lancé Equilait il y a deux ans et demi. - Saisie écran page Facebook Equilait

"J'ai aussi reçu un courrier de l'industriel qui m'achète mon lait" explique David Bourdin, éleveur à Sillé-le-Guillaume. "Ça y est, le prix a baissé, sans qu'on soit consulté" regrette l'exploitant. La crise du coronavirus n'épargne pas les agriculteurs, qui voit le marché s'effondrer à l'export avec des conséquences à terme sur les tarifs à l'achat et sur le volume demandé. D'ailleurs la Filière nationale de production laitière a proposé que les exploitants volontaires qui baissent leur production de 2 à 5% soient indemnisé à hauteur de 320 euros la tonne de lait. "Pas évident en pleine période de pâture, avec les vêlages en cours" commente le Sarthois. Mais lui et dix autres producteurs sont en grande partie épargnés car ils vendent une partie de leur production via Equilait, une marque 100% sarthoise qu'ils ont créé il y a deux ans et demi. En cette période très tendue, leurs commandes locales ont doublé !

30% de la production écoulée via les circuits courts

C'est justement pour moins dépendre de la fluctuation du cours du lait à l'export que l'exploitant sarthois a imaginé avec d'autre Equilait, la brique 100% sarthoise commercialisée uniquement localement. C'était il y a deux ans et demi. "On a doublé nos collectes en exploitation pour le lait Equilait, explique David Bourdin. 

D'habitude c'est 30 à 35% des volumes de nos exploitations, le reste pour l'industriel, et là c'est l'inverse !"

De même pour leur distributeur local, Le p'tit potager, qui vend trois fois plus de lait Equilait que d'habitude via Intermarché notamment et les supermarchés des villages. "On a pas d'entrepôts, c'est du direct, on a pas d'intermédiaire" donc pas de soucis d'acheminement comme chez certains grands grossistes souligne David Bourdin.

Le circuit court, un marché de niche

Mais le circuit court, "c'est un marché de niche" reconnaît David Bourdin. "On ne pourrait pas écouler la totalité de la production de nos exploitations seulement sur le marché sarthois" explique l'agriculteur. Et les autres exploitants sont parfois tenus par des contrats de vente exclusifs auprès des industriels. "Une grosse partie de notre filière est vouée à l'export sur le marché allemand entre autre, qui n'existe plus aujourd'hui. C'est sûr que la profession est fragilisée" conclut-il. 

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