Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : travailler 60 heures dans l'agroalimentaire, une "hérésie" pour les syndicats bretons

C'est une des mesures prévues dans les 25 ordonnances adoptées par le gouvernement ce mercredi : permettre à certains secteurs comme l'agroalimentaire de déroger temporairement au droit du travail. Incompréhensible et injustifié dénonce la CFDT bretonne.

Le site de la nouvelle coopérative Eureden à Landerneau
Le site de la nouvelle coopérative Eureden à Landerneau - Eureden

Les secteurs comme l'agroalimentaire vont être autorisés à travailler plus face à la crise du coronavirus. C'est ce que prévoit une des ordonnances adoptée ce mercredi par le gouvernement. La durée hebdomadaire du travail pourra être portée jusqu'à 60 heures par semaine, contre 48 jusque là. La moyenne sur douze semaines ne pourra pas dépasser 48 heures, contre 44 jusque là. Le temps de repos entre deux journées de travail est aussi ramené de 11 à 9 heures. Des mesures qui provoquent la colère de la CFDT. 

Pas nécessaire de travailler plus ?

Faire travailler les salariés de l'agroalimentaire 60 heures par semaine, "c'est une hérésie à l'heure actuelle", estime Dominique Pennec, représentant CFDT chez Eureden (groupe issu de la fusion de Triskalia et d'Aucy notamment). "Est-ce qu'il y a un intérêt ? s'interroge le syndicaliste. Il pourrait y avoir des besoins liés à l'absence de salariés confinés à la maison, mais _les besoins pour nourrir la population ne vont pas augmenter outre mesure._" Une minorité d'entreprises est même amenée à mettre en place du chômage partiel puisque le secteur de la restauration a fermé.

"Ce n'est _pas cohérent ou pertinent_, acquiesce Christophe Rondel, secrétaire départemental de la CFDT dans les Côtes-d'Armor. On nous dit que les magasins sont ravitaillés, qu'il y a des stocks dans les entrepôts... Les entreprises de l'agroalimentaire continuent à produire ! On ne comprend pas la nécessité d'augmenter le nombre d'heures de travail puisque, déjà aujourd'hui, il y a du stock !"

La sécurité des travailleurs en question

"Aujourd'hui, la protection des salariés dans les entreprises de l'agroalimentaire n'est pas encore optimum, juge Dominique Pennec. Il n'y a pas de masques en général, des choses se mettent en place mais il y a encore beaucoup de carences. On a l'impression que _dans ce confinement, une partie des salariés est sacrifiée._"

"On provoque l'épuisement de bon nombre de salariés qui travaillent déjà dans des conditions compliquées et difficiles, lance Christophe Rondel. Accentuer leur durée de travail au quotidien et sur la semaine, en réduisant leurs temps de repos, c'est les amener à la fatigue avec le risque d'être soumis au coronavirus". "On demande aux entreprises de ne pas recourir à ces mesures", conclue-t-il.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu