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Agriculture – Pêche DOSSIER : L'actu de la mer

Côte basque : les pêcheurs sont bloqués à quai depuis trois semaines

lundi 8 janvier 2018 à 5:50 Par Lisa Melia, France Bleu Pays Basque et France Bleu

A cause des tempêtes à répétition et de la forte houle, les pêcheurs du littoral basque n'ont pas pu sortir en mer. Résultat : trois semaines sans ramener le moindre poisson.

Les pêcheurs sont bloqués à quai depuis trois semaines
Les pêcheurs sont bloqués à quai depuis trois semaines © Radio France - Lisa Melia

Saint-Jean-de-Luz, France

"La dernière fois que le bateau est sorti du port, c'était il y a deux semaines, pour une seule journée." Alice, comme ses collègues, s'affaire autour de son bateau. En trois semaines, la majorité des pêcheurs n'ont pas pu s'aventurer en mer, à cause des tempêtes qui ont rythmé la fin de l'année 2017 et le début de l'année 2018.

"Zéro. Rien. Nada." Pascal garde le sourire, mais les comptes sont quand même difficiles. "Normalement, une mauvaise journée de pêche, ça représente environ une tonne de sardines. Là, depuis trois semaines, nous n'avons strictement rien rentré." Les quatre matelots qui travaillent sur son bateau n'ont donc, eux non plus, pas touché le moindre salaire, comme leur patron. "On travaille de nuit, explique Pascal, on fait surtout de la sardine et du maquereau." Pas question, donc, de prendre le moindre risque.

En attendant, les professionnels s'occupent donc de leur bateau. Ils font tout ce qui peut l'être à terre. "On a déjà connu des épisodes comme celui-ci, relativise Didier, 31 ans de métier. Il y a quelques années, pendant plusieurs mois, nous n'avions pas pu sortir pendant plus de 5 jours dans le mois. C'est comme ça, on dépend du temps."

Didier, pêcheur depuis 31 ans

"Nous sommes habitués, reconnaît Alice. Nous savons que nous devons être des écureuils et mettre de côté dès qu'il y a de bons jours. Pour l'instant, on tient encore le coup... mais là, ça commence à durer, on veut pêcher !"

Et les pêcheurs ne sont pas les seuls à trouver le temps long. A la criée, l'ambiance est morne, depuis ces trois semaines. Aux halles de Saint-Jean-de-Luz, les étals de poissons frais tournent au ralenti. Juste avant le réveillon, les prix des fruits de mer avaient d'ailleurs augmenté, à cause du mauvais temps. A la fin de l'année, au niveau du marché français, il fallait compter jusqu'à 35 euros pour un kilo de langoustines, cinq kilos pour les coquilles Saint-Jacques.

Côté restaurant, au Pays Basque, on s'adapte. Le merlu remplace les sardines dans les assiettes, en attendant que le ciel cesse ses caprices. Les pêcheurs, eux, se veulent optimistes. "On va essayer de pêcher ce soir, précise Didier. Comme toujours, tout dépend de la météo."

Reportage avec les pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz