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Agriculture – Pêche

"Couveuse agricole" : se tester avant de se lancer dans l'agriculture

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

À 26 ans, Paul Thomas ambitionne de devenir maraîcher. Depuis juin 2018, il fait partie d'une "couveuse agricole". L'occasion pour lui d'apprendre et d'essayer au sein d'une exploitation, avant de définitivement sauter le pas. Reportage.

Deux fois par semaine Paul prépare des paniers de légumes bio, destinés à la vente.
Deux fois par semaine Paul prépare des paniers de légumes bio, destinés à la vente. © Radio France - Marion Canu

Saulx-les-Chartreux, France

Tomates, poivrons, courgettes, épinards ou encore melons. La diversité est un des mots d'ordre de la ferme du Pas de Côté à Saulx-les-Chartreux. Là bas, Paul, Guilain et Maëla, cultivent légumes et céréales et élèvent des poules pondeuses. Jusqu'ici, rien d'étonnant pour une exploitation. Mais dans cette commune de l'Essonne, régulièrement survolée par les avions tout juste sortis des pistes d'Orly, Paul n'est pas un cultivateur comme les autres, c'est un "couvé". 

Depuis juin 2018, il a décidé de donner un nouvel élan à sa carrière professionnelle, lui avait pourtant débuté dans un tout autre domaine : la grande distribution. "Je n'ai pas du tout aimé ce que j'y ai vu" admet-il avant d'ajouter : "je me suis vraiment intéressé à la production, je voulais repartir à la base, et voir comment je pouvais produire autrement". C'est alors qu'il décide de se lancer dans le maraîchage. 

Soutenus par Pôle emploi

Mais avec peu d’expérience et sans terres à sa disposition, difficile de sauter le pas. Par le biais de la coopérative Les Champs des Possibles,  après plusieurs stages et l'obtention du BPREA (Brevet Professionnel Responsable d'Entreprise Agricole), le jeune homme devient un membre à part entière de la ferme et intègre donc cette couveuse agricole. "L'apprentissage sur le terrain est très important" rappelle-t-il, bien conscient des domaines dans lesquels il doit encore progresser. 

L'Île de France compte une dizaine de couveuses agricoles. Un système qui permet aux reconvertis de cultiver à leur rythme, de commercialiser leurs produits et de commencer à se rémunérer, tout en percevant une aide de Pôle emploi. 

Paul a choisi de se lancer dans le maraîchage et l'agriculture biologique.  - Radio France
Paul a choisi de se lancer dans le maraîchage et l'agriculture biologique. © Radio France - Marion Canu

Favoriser une agriculture de proximité

A la ferme du Pas de Côté, tout est bio. Chaque semaine, avec Guilain - son tuteur, maraîcher et installé depuis cinq ans - il prépare des dizaines de paniers de légumes, commercialisés à des habitants des communes voisines via une AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne). Maëla, elle-même "couvée" il y a deux ans dans cette ferme, s'occupe davantage de la production céréalière, et des quelques 250 poules pondeuses arrivées cet hiver. "Mais on est très solidaires" précise Paul, "si l'un d'entre nous est absent, ou a besoin d'un coup de main, on l'aide et c'est tout à fait normal."

250 poules sont élevées en plein air à la ferme du Pas de Côté. - Radio France
250 poules sont élevées en plein air à la ferme du Pas de Côté. © Radio France - Marion Canu

L'organisation est bien ficelée, et permet aux cultivateurs de créer un véritable lien de proximité avec les citoyens de l'AMAP. Clients qui n'hésitent pas à venir donner un coup de main quand les maraîchers en ont besoin. "Quand j'ai commencé, j'ai rencontré des familles avec des poussettes. Aujourd'hui, ces mêmes enfants marchent et nous rendent visite à la ferme, c'est agréable de pouvoir garder contact" se réjouit le jeune reconverti. 

A 26 ans, Paul envisage de rester encore un an et demi à la ferme du Pas de Côté. Le temps de progresser, de peaufiner son projet professionnel et de finalement, se jeter dans le grand bain ! 

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