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Creuse : face aux maladies qui s'accumulent, les éleveurs se préparent

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Par , France Bleu Creuse

Le groupement de défense sanitaire, qui réunit la majorité des éleveurs du département, a renouvelé hier sa convention avec le département de la Creuse. Parmi les points prioritaires de cette convention, la lutte contre une maladie qui prend de l'ampleur, la diarrhée bovine.

Si dans un élevage un cas de diahrrée bovine est détecté, la solution est soit d'abattre l'animal malade, soit de l'isoler du reste du cheptel.
Si dans un élevage un cas de diahrrée bovine est détecté, la solution est soit d'abattre l'animal malade, soit de l'isoler du reste du cheptel. © Radio France - Matthieu Le Meur

On l'appelle aussi maladie des muqueuses. Apparue dans les année 1990, la BVD, pour diarrhée bovine virale, est de plus en plus présente dans les élevages européens depuis plusieurs années. Le cheptel creusois n'est pas encore touché, mais Philippe Monteil, président du groupement de défense sanitaire (GDS), et éleveur au Chauchet, veut être préparé. Car si un cas se déclare, la solution est souvent la même. "Il est toujours difficile pour un éleveur de faire euthanasier un veau parce qu'il est porteur d'une maladie, mais s'il ne le fait pas c'est une grosse partie du cheptel qui risque d'être contaminée par la suite."

Pour lutter contre la maladie des muqueuses, un plan national a été mis en place. A l'échelle du département, il se décline dans le partenariat entre le GDS et le département, renouvelé ce mercredi à Guéret. La convention prévoit une subvention annuelle de 100 000 euros, du département aux éleveurs, pour amortir les coûts des mesures sanitaires. Car pour prévenir une épidémie, chez les bovins comme chez les animaux, la stratégie première reste le dépistage, massif et systématique. 

Le laboratoire d'analyse départemental en réalise plusieurs milliers chaque année, pour un coût moyen de six euros par tête de bétail. La charge financière devient vite écrasante pour les éleveurs les plus en difficulté. 100 000 euros répartis entre tous les adhérents du GDS (99% des professionnels du département), cela permet de baisser les coûts d'environ 10%.

Mais d'après la loi, c'est à la région Nouvelle-Aquitaine que devrait incomber cette compétence. Or en Creuse c'est le département qui s'en charge, "parce que la région ne le fait pas," constate Nicolas Simonnet, vice-président du conseil départemental.

Le laboratoire d'analyses départemental prévoit de réaliser 125 000 tests sur des bovins creusois cette année.

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