Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture - Pêche

Creuse : l'ambassadrice du Canada ne convainc pas les syndicats agricoles au sujet du CETA

-
Par , France Bleu Creuse

L'ambassadrice du Canada, Isabelle Hudon était en visite en Creuse ce vendredi 6 décembre. Elle a participé à une table-ronde avec les syndicats agricoles afin d'échanger sur le CETA, l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada. Les éleveurs creusois restent très opposés à ce texte.

L'ambassadrice du Canada a tenté de rassurer les éleveurs creusois.
L'ambassadrice du Canada a tenté de rassurer les éleveurs creusois. © Radio France - Camille André

L'ambassadrice du Canada, Isabelle Hudon a passé la matinée de ce vendredi 6 décembre en Creuse. Invitée par le député Jean-Baptiste Moreau, elle a rencontré les représentants syndicaux du monde agricole. Ils se sont entretenus sur le CETA, l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union Européenne, pendant près d'une heure et demie. Cette table-ronde s'est déroulée à huis-clos dans la commune d'Aulon. 

Une rencontre "constructive"

Initialement, les Jeunes Agriculteurs avaient menacé de ne pas participer à cet échange, en signe de protestation contre cet accord de libre-échange. Les éleveurs creusois redoutent en effet une concurrence déloyale, et de voir débarquer des tonnes de viandes nord-américaines sur les étals français.

A LIRE AUSSI : qu'est-ce que le CETA?

Finalement, les principaux syndicats agricoles creusois étaient représentés. La rencontre s'est déroulée dans une ambiance cordiale

La table-ronde s'est tenue à huis-clos. - Radio France
La table-ronde s'est tenue à huis-clos. © Radio France - Camille André

"J'ai reçu un chaleureux accueil et je peux qualifier la conversation de respectueuse, positive et ouverte", a indiqué Isabelle Hudon à la sortie. L'ambassadrice assure qu'elle était venue dans l'optique de comprendre les inquiétudes des agriculteurs creusois.

"Ce débat a été intéressant et constructif, mais on restera sur nos positions", a résumé Michaël Magnier, le président des jeunes agriculteurs

L'ambassadrice assure que le Canada n'exportera pas de viande aux hormones en France

Isabelle Hudon était venue en Creuse avec la volonté de rassurer les éleveurs creusois. D'après elle, de nombreuses "fausses nouvelles" auraient circulé au sujet du CETA. "Il n'y aura aucune viande canadienne aux hormones qui sera exportée vers l'Europe", a-t-elle certifié. 

L'ambassadrice a aussi insisté sur l'idée que le Canada pouvait représenter un débouché pour la viande Creusoise : "Il y a un énorme potentiel avec le marché Canadien. Les Canadiens sont des consommateurs importants de viande. Je suis convaincue qu'il existe une niche que le produit français peut exploiter", a-t-elle développé.

Les syndicats Creusois, toujours opposés au CETA

Autour de la table, aucun des syndicats ne semble avoir changé d'avis au sujet du CETA. 

Thierry Jamot, le président de la FDSEA reste dubitatif concernant l'exportation de viande aux hormones : "On ne peut pas l'accuser de mensonge, mais aujourd'hui, la réglementation canadienne ne nous permet pas de croire les annonces de Madame l'ambassadrice", tranche-t-il. 

Michaël Magnier, renchérit: "Sur le CETA comme sur le Mercosur, on reste sur nos positions, on est contre". Le président des jeunes agriculteurs s'inquiète aussi pour les années à venir : "Les Canadiens ont la possibilité de s'adapter à nos normes, et de s'adapter relativement vite. Si ça fait comme l'élevage Ovin il y a 30 ans... Dans 15 ans, notre élevage bovin peut disparaître à cause de cet accord". 

La FDSEA et les JA réclament purement et simplement que la viande bovine soit exclue des accords du CETA.

Olivier Thouret, de la confédération paysanne tranche : " Le principal problème n'est pas le CETA, mais les accords de libre-échange en général. On continue à être dans une économie mondialisée, alors qu'au moment où nous parlons, la COP 25 réfléchit au meilleur moyen de lutter contre le réchauffement climatique". 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu