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Agriculture – Pêche

Creuse : près de 300 brebis en transhumance à la Mazure

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Par , France Bleu Creuse

Les brebis du lycée agricole d'Ahun seront menées jusqu'à leur estive, où elles resteront jusqu'à mi-septembre. Une transhumance en public.

Royère-de-Vassivière, France

Tout est prêt pour la transhumance de la Mazure ! Un peu moins de 300 brebis vont rejoindre ce samedi matin leur pâturage, juste au-dessus de Royères-de-Vassivière. Elles y resteront tout l'été, au moins jusqu'à mi-septembre, sous la surveillance d'un berger qui passera la saison avec elle.

Cela fait douze ans que le lycée agricole d'Ahun mène ses animaux sur le site de la Mazure, tous les étés. "Les intérêts sont multiples, explique Laurent Rougier, directeur de l'exploitation de l'établissement. Pour l'exploitation, cela permet d'accroître notre surface de pâture pendant la période estival et de l'utiliser pour d'autres animaux." Le lycée peut aussi renforcer son stock de fourrage. Au cours des mois de juin jusqu'à septembre, la Creuse souffre de périodes de sécheresse, récurrentes ces dernières années. Le déplacement des brebis permet de soulager le lycée.

Les quelques 300 brebis sont prêtes à passer l'été à la Mazure - Radio France
Les quelques 300 brebis sont prêtes à passer l'été à la Mazure © Radio France - Lisa Melia

D'autant plus que les brebis en question sont de race limousine, typiques du plateau de Millevache : elles sont parfaitement adaptées au milieu et c'est la race qui a servi à la réouverture du site de la Mazure, il y a douze ans. Ce complexe de landes et de tourbières, d'une centaine d'hectares, était complètement envahi par la végétation. "Nous avons travaillé à sa restauration et à sa conservation, explique Aurélie Foucout, responsable du site auprès du Conservatoire d'espaces naturels en Nouvelle Aquitaine. Ce que l'on observe, depuis le début du projet avec le lycée agricole d'Ahun, c'est le retour d'une végétation plus diversifiée pour les landes et les tourbières."

Les brebis, elles, reviennent généralement de leur "villégiature" en pleine santé, grâce à Jean-François, le berger qui les accompagne et les surveille tout l'été. Berger depuis 29 ans, il a posé ses valises dans la Creuse dès la première estive. 

Depuis qu'il y a les brebis, il y a plein d'autres animaux, plein d'autres espèces de plantes qui étaient là mais qui ne pouvaient pas se développer. Les brebis mangent les plantes envahissantes et permettent aux autres plantes, les fleurs notamment, de s'épanouir.

Jean-François, berger depuis 29 ans

La transhumance s'organise en deux temps. Vendredi 7 juin, le berger du lycée agricole, Olivier Judet, a transporté les brebis en tracteur jusqu'à la Rigole du Diable, à un peu moins de trois kilomètres du pâturage. Samedi matin, à partir de 10h30, les bergers mèneront les animaux jusqu'à destination, en public. Les curieux ont été invité par l'Office de tourisme à assister à l'opération.

L'intérêt grandissant pour ces traditions va de pair avec un niveau d'exigence accrue de la part des consommateurs, estime Loïc Defossez, enseignant en zootechnie au lycée agricole d'Ahun : "On demande à l'élevage de prendre soin du milieu, on a des attentes agroécologiques. Le fait d'amener les brebis ici, ça en fait partie parce que les brebis vont entretenir toute la zone de tourbière, la zone de landes, qui sont des zones protégées. Le seul moyen d'entretenir ces zones-là, c'est le pastoralisme."

Reportage pour la préparation de la transhumance