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Agriculture - Pêche

Crise du lait : les producteurs ligériens demandent une revalorisation plus forte des prix

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire
Loire, France

Après deux ans et demi de crise, le secteur laitier retrouve des couleurs. Le problème ? Ce ne sont pas les producteurs laitiers qui en profitent, pas assez. En France, comme dans la Loire, ils demandent à ce que la loi Sapin II soit appliquée pour qu'enfin ils puissent se rémunérer correctement.

Aurélien Thinet et son associé pendant la traite
Aurélien Thinet et son associé pendant la traite © Radio France - Mahauld Becker-Granier

Dans toute la France, les producteurs laitiers sont de nouveau dans les rues. Dans la Loire également, les producteurs sont en rogne. Si le cours du beurre remonte, le prix du lait connait lui aussi du mieux, mais pas jusque dans la poche des producteurs. Pour la plupart d'entre eux, le problème vient de la non application de la loi Sapin II.

Une loi qui peine à être appliquée

La loi Sapin II pourrait bien aider les producteurs. Pour une raison simple, elle obligerait les industriels à estimer le prix du lait acheté aux producteurs. Cela permettrait à ces derniers de responsabiliser la chaine des prix, des grandes surfaces aux producteurs par plus de transparence. Aujourd'hui, la loi sapin II n'étant pas respectée - parce que son entrée en vigueur récente ne le permettrait pas encore selon les transformateurs comme Sodiaal- chacun renvoie la faute sur l'autre. In fine, le prix du lait dans la poche du producteur reste stable, proche de 300 euros pour mille litre. Les producteurs estiment avoir besoin d'être payés 350 euros pour mille litres au minimum pour entrer dans leur frais et rémunérer leur travail.

Reportage chez un producteur laitier du Forez

Par exemple, Aurélien Thinet est associé en GAEC sur la commune de Périgneux. Il est installé depuis cinq ans. Pendant la crise, il ne touchait pas plus de 1300 euros. Depuis que la demande en lait augmente, le cours remonte, il peut donc à nouveau arriver à peu près dans ses frais. En revanche, il est toujours impossible pour lui et ses associés de faire des économies et donc d'investir.

Depuis cinq ans, j'ai manifesté chaque année. Je n'ai pas choisi ce métier pour ça.

La loi sapin II prévoit aussi la limitation des promotions sur tous les produits laitiers à hauteur de 30%. Mais là aussi, la FDSEA dénonce l'aspect inapplicable du texte. Si les distributeurs ne connaissent pas le prix d'achat du lait par les laiteries, ils ne peuvent pas limiter à 30% sur le prix brut du produit.

Julien Derory est le président de la section laitière de la FDSEA. Pour lui, il faut appliquer cette loi sapin II.

Julien Derory, le président de la section laitière de la FDSEA

Aurélien Thinet, dans son GAEC, possède 100 vaches laitières et produit 2000 litres environ par jour - Radio France
Aurélien Thinet, dans son GAEC, possède 100 vaches laitières et produit 2000 litres environ par jour © Radio France - Mahauld Becker-Granier

Les promesses insuffisantes

La semaine passée, la direction du groupe Sodiaal a annoncé une hausse des prix à partir de cet été. Les producteurs gagneront 300 euros pour mille litres en juin, puis 310 en juillet et 330 en août. Des hausses jugées insuffisantes par les syndicats agricoles comme la FDSEA et par la FNPL, la fédération nationale des producteurs laitiers.

La longévité de la crise du lait a déjà poussé à la disparition de nombreuses exploitations. Dans la Loire, chaque année, entre 2% et 3% des producteurs laitiers ferment leurs portes.

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