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Dans la Somme, des propriétaires de chevaux inquiets après plusieurs mutilations d'équidés

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Par , France Bleu Picardie, France Bleu

Ces derniers mois, les mutilations de chevaux se sont multipliées dans la Somme et dans l'Aisne. Face à ces violences, certains propriétaires de chevaux prennent les devants et s'équipent.

IMAGE D'ILLUSTRATION. Certains centres équestres ont décidé de renforcer leur vigilance pour protéger leurs chevaux.
IMAGE D'ILLUSTRATION. Certains centres équestres ont décidé de renforcer leur vigilance pour protéger leurs chevaux. © Radio France - Cyrille Ardaud

"On change régulièrement les chevaux de pâture, différentes personnes font des surveillances à différents horaires, on a placé quelques caméras, et puis je fais des surveillances de nuit." Isabelle Fauqueux est une propriétaire de centre équestre inquiète. Depuis quelques mois, elle a décidé de renforcer grandement sa vigilance, suite à plusieurs mutilations de chevaux.

La dernière en date s'est déroulée à Nouvion-en-Ponthieu, dans l'ouest de la Somme. Un cheval a été mutilé à la tête, sans doute avec un objet contondant, dans la nuit du 24 au 24 juillet. Une semaine avant, c'est une jument qui était blessée à l'arme blanche sur la commune de Doullens. En mai, un cheval puis un poney étaient morts à Berny-en-Santerre, dans ces deux cas l'oreille droite avait été découpée. Encore avant des attaques similaires s'étaient produites dans l'Aisne. Le parquet d'Amiens a ouvert plusieurs enquêtes.

"J'ai vraiment la trouille de trouver quelque chose"

Mais en attendant d'avoir le fin mot de ces mystérieuses mutilations, Isabelle Fauqueux, propriétaire de son centre à Naours depuis une trentaine d'années ne dort pas sur ses deux oreilles : "On vit dans l’inquiétude de ne pas savoir ce qu'il se passe. On ne vit plus en fait. Que ce soit moi, un particulier ou les autres centres... Un cheval ça ne se remplace pas." Elle confie dormir parfois dans son pré, au milieu des chevaux, histoire de se rassurer, car son angoisse est de tous les instants : "Tous les matins à la première heure, même si j'ai fait mes rondes de nuit, je vérifie tous les chevaux. J'y passe la matinée, j'ai vraiment la trouille de trouver quelque chose."

L'inquiétude d'Isabelle Fauqueux, propriétaire d'un centre équestre, sur France Bleu Picardie

Beaucoup d'incompréhension face à ces actes de barbarie

Dans la commune d'à côté, à Fleselles, Elodie Bertin gère le centre équestre du Bocage. Là encore, il y a une trentaine de chevaux et une angoisse très grande : "Surtout que nous sommes proche de la route, et cet été nous avons pratiquement tous nos chevaux et poneys qui vivent en pâture en permanence. Même s'il y a des cadenas sur les portes, c'est inquiétant, on se demande jusqu'où ça va aller."

Elodie comme Isabelle dénoncent des actes violents, gratuits et s'interrogent sur le pourquoi de ces mutilations. Contacté par France Bleu Picardie, le parquet d'Amiens n'a pour le moment pas répondu à nos sollicitations dans ces affaires.

Réécoutez le reportage de France Bleu Picardie

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