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L'inquiétude des éleveurs du Gers face à la grippe aviaire

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Par , France Bleu Occitanie

Deux foyers de contamination à la grippe aviaire sont désormais recensés dans le Gers. L'épidémie progresse et les éleveurs s'inquiètent, certains se veulent d'ailleurs fatalistes. Face à la crise, le ministre de l'agriculture Julien Denormandie se rend dans le département ce lundi.

Dans le Gers, tous les élevages de plus de 3200 canards sont confinés par précaution sanitaire.
Dans le Gers, tous les élevages de plus de 3200 canards sont confinés par précaution sanitaire. © Radio France - Marius Delaunay

Après le foyer recensé à Sainte-Christie d'Armagnac dans la semaine et l'abattage préventif qui a suivi, un deuxième foyer de contamination vient d'être confirmé à Montréal-du-Gers dans le nord-ouest du département. D'autres élevages sont également suspectés d'infection à la grippe aviaire. 

De nouvelles mesures

Rien de comparable encore avec les Landes qui comptent pour l'instant 119 foyers de contamination, mais le virus poursuit rapidement sa progression dans le Gers. Et face à la crise sanitaire, le ministre de l'agriculture Julien Denormandie a annoncé de nouvelle mesures sanitaires. 

Autour des foyers contaminés, la zone de dépeuplement massif passe ainsi de trois à cinq kilomètres, ce qui sous-entend l'abattage de plusieurs élevages ou le vide sanitaire pour les exploitations, sans aucune présence animale. Les zones de surveillance passent elles de 10 à 20 kilomètres et plusieurs abattoirs devraient être réquisitionnés pour accélérer le processus, selon le ministre de l'agriculture.

La question de la logistique

Reste maintenant à savoir comment tout cela va s'organiser. "Il faut faire vite" selon Benjamin Constant, éleveur près de Fleurance et membre du Cifog, la Confédération Interprofessionnelle du Fois Gras. "On attend maintenant des éléments sur les moyens déployés pour les abattages, il y a du retard aujourd'hui et il va falloir une grosse logistique pour que cela se fasse dans les meilleurs conditions possibles". 

Dans les périmètres de foyers de contamination, c'est là où on manque aujourd'hui de moyens et de rapidité. On a des petites flammes qui se déclarent aujourd'hui dans le Gers et il faut éviter l'incendie" - Benjamin Constant, éleveur et membre du Cifog. 

Au-delà de la logistique et des nouvelles mesures annoncées, certains se sont déjà fait une raison. "On sait très bien qu'il s'agit d'une question d'heures, de jours avant d'y passer" pour Lionel Candelon, éleveur de canard près de Vic-Fezensac et président de l'association Canards en Colère. 

Par précaution sanitaire, 2500 canetons de son exploitation sont pour l'instant bloqués dans un enclos. Mais Lionel Candelon se fait peu d'illusion, "il y a 99% de chance que les canetons y passent". Pour cet éleveur qui a déjà vécu un abattage lors du dernier épisode de grippe aviaire lors de l'hiver 2016-2017, pas facile de revivre le même scénario. 

Une année blanche

Face au nouvel épisode de grippe aviaire et toutes les pertes qui s'annoncent déjà, Lionel Candelon s'attend à vivre une année 2021 sans salaire, à vivre avec les fonds de trésorerie, tout comme bon nombre de ses collègues. "L'année est morte, maintenant c'est fini on attend. On l'a déjà vécu, on commence à faire les fonds de tiroir et on ne sait pas du tout comment ça va se passer". 

Le ministre de l'agriculture attendu dans le Gers

Julien Denormandie se rend d'ailleurs lundi dans le département du Gers pour parler des dernières mesures prises pour tenter d'endiguer l'épidémie. De leur côté, de nombreux éleveurs comme Lionel Candelon demandent l'arrivée d'un vaccin pour freiner définitivement le virus. Deux existent à ce jour, mais aucun n'a encore été homologué par la France et l'Union Européenne.

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