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VIDÉO - Dans le Lot, le "fléau" des chiens errants qui s'attaquent aux troupeaux de brebis

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Cela fait maintenant plusieurs années que les éleveurs de brebis s'inquiètent des attaques de chiens sur les collines du Lot. Laissés libres dans la nature, ils attaquent les troupeaux et causent de gros dégâts. Certains décident même de porter plainte.

Un agneau blessé lors d'une attaque de chiens sur un troupeau.
Un agneau blessé lors d'une attaque de chiens sur un troupeau. © Radio France - Marius Delaunay

Le problème n'est pas nouveau mais il prend de l'ampleur. Dans le Lot, les troupeaux de brebis se retrouvent régulièrement attaqués par des chiens dits "errants" mais qui sont bien souvent des animaux avec un maître et une maison où rentrer. "Ils savent où est la gamelle, ils ont un propriétaire mais ils n'ont absolument aucune attache" nous dit un éleveur. Et le problème, c'est "qu'un chien qui goûte au sang récidivera toujours". C'est en tout cas la certitude des éleveurs et des associations pastorales que nous avons contacté. 

Un chien qui goûte au sang récidivera toujours

Dans le département, les attaques sur les troupeaux de brebis sont assez fréquentes selon Jean-Louis Issaly, le président de l'association Transhumance en Quercy. "Il y a aussi des attaques qui ne sont pas répertoriées car les éleveurs ont parfois un vrai sentiment de lassitude par rapport à ça". Pour le président de l'association, il s'agit réellement d'un "vrai fléau. Il y a les brebis égorgées, mais on oublie aussi toutes celles qui sont traumatisées par les attaques, celles qui doivent avorter... C'est un problème global". Et difficile à résoudre selon lui puisque les chiens en question ne sont pas identifiés la plupart du temps. 

Un véritable fléau

La cohabitation est difficile, d'autant que les brebis ont pendant un temps déserté les collines du département. Selon Isabelle Lapèze, une technicienne du département qui connaît bien le pastoralisme local, "les animaux reviennent pâturer sur des espaces où il n'y avait plus d'activité agricole depuis presque une génération. De ce fait les usages ont évolué" et des zones rurales sont devenus des espaces périurbains avec l'expansion démographique. 

Résultat, les brebis se retrouvent parfois à paître au plus près des habitations et de leurs prédateurs. Les conflits d'usage entre riverains et associations pastorales sont donc fréquents et aboutissent parfois à des situations critiques. 

Dans le Lot, les élevages servent bien sûr pour leur viande. On pense notamment à l'agneau du Quercy, protégé par une IGP, une Indication Géographique Protégée. Mais tous ces troupeaux servent aussi à prévenir les risques d'incendie sur les collines du département en débroussaillant toutes les parcelles avec de l'herbe haute. Ces broussailles représentent un effet un véritable risque en cas d'incendie et peuvent rapidement propager un feu. 

Des éleveurs qui retirent leurs brebis

Sur les collines de Cahors, un éleveur a même décidé de retirer ses brebis des pâturages début juillet. La cause, une énième attaque de chiens, cette fois des huskys. La propriétaire est bien connue de l'éleveur mais refuse de retirer ses chiens. L'éleveur en question a donc décidé de porter plainte au commissariat de Cahors, vidéo à l'appui. Un habitant a en effet filmé la scène d'une attaque d'husky sur son troupeau de 300 brebis. Plusieurs ont été égorgées et près d'une cinquantaine risquent d'avorter à cause du stress lié à l'attaque. 

Selon la présidente de l'association foncière pastorale qui possède les pâturages où venaient paître ces brebis, "l'homme qui a pris la vidéo l'a prise lors de la deuxième attaque. Il a très bien vu à l'attitude du chien qu'il allait recommencer" assure t-elle. "Le chien a contourné le troupeau, il l'a ensuite épuisé et saigne une brebis, et ainsi de suite. Si celui qui avait pris la vidéo ne l'avait pas chassé, il aurait pu continuer durant des heures. Ces chiens sont bien plus endurants que les brebis." 

L'année dernière, le même husky avait déjà attaqué le même troupeau et égorgé quatre brebis. De quoi fatiguer pour de bon l'éleveur qui s'en occupe et que nous avons contacté. "C'est désespérant, c'est même usant. On vit pas à galoper derrière des brebis la nuit et le jour pour les protéger des attaques", martèle t-il. "On y va à minuit pour voir s'il y a les chiens, on y va à 6h du matin... Ça pèse, j'ai un fils qui est installé avec moi et au bout d'un an d'installation, il en a déjà marre". Rien que sur la seule attaque recensée début juillet, l'éleveur estime avoir perdu plusieurs centaines d'euros. 

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