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Agriculture – Pêche

Dans les alpages de Maurienne, ils apprennent aux randonneurs à faire face aux patous

samedi 30 juillet 2016 à 6:00 Par Marion Bastit, France Bleu Pays de Savoie

En Maurienne, qui dit retour du loup dit retour des patous, ces chiens de berger qui protègent les troupeaux. Des chiens que craignent les randonneurs qui s'aventurent dans les alpages. L'été, une dizaine d'animateurs sillonnent les sentiers pour leur dire quoi faire face à un patou.

"Face au patou, il faut rester très calme : pas de cris, pas de gestes brusques, pas de course", explique Jean-Marc Hermès, animateur pastoralisme en Maurienne.
"Face au patou, il faut rester très calme : pas de cris, pas de gestes brusques, pas de course", explique Jean-Marc Hermès, animateur pastoralisme en Maurienne. © Radio France - Marion Bastit

Aussois, France

Si vous randonnez en Maurienne l'été, vous pouvez croiser des troupeaux qui paissent dans les alpages. Et depuis le retour du loup, qui dit troupeau dit patous, ces chiens de berger qui protègent les moutons. Et face à un patou qui montre les dents, on ne sait pas toujours quoi faire, et une morsure est vite arrivée. Pour éviter les incidents, une dizaine d'animateurs sillonnent les sentiers des alpages de Maurienne l'été. Ils abordent les randonneurs et leur prodiguent quelques conseils en cas de rencontre avec un patou.

"Pour le patou, toute intrusion dans le troupeau peut être considérée comme une agression", explique Jean-Marc Hermès. - Radio France
"Pour le patou, toute intrusion dans le troupeau peut être considérée comme une agression", explique Jean-Marc Hermès. © Radio France - Marion Bastit

Le soleil est à peine levé que les randonneurs se pressent déjà sur le chemin du fond d’Aussois. T-shirt vert et badge autour du cou, Jean-Marc Hermès, animateur pastoralisme, les interpelle : « Bonjour, est-ce que je peux vous prendre deux-trois minutes de votre temps ? » Sabrine s'arrête, sourire aux lèvres, mais le mot "patou" réveille tout de suite de très mauvais souvenirs. « Le chien est arrivé droit de la bergerie, et nous a foncé dessus, raconte-t-elle. Je ne sais pas du tout comment j’ai trouvé mon sang-froid pour l’arrêter. Il me grognait après, je sentais son nez contre ma jambe, et je vous assure qu’avec une gosse de cinq ans, vous ne brillez pas ! »

Garder son calme, et passer son chemin

Dans ces cas-là, il ne faut pas céder à la panique. « Il faut rester calme, conseille Jean-Marc. Ne pas faire de grands gestes, ne pas crier après le patou, ne pas lui jeter des pierres, comme ça s’est vu, ni lever le bâton dans sa direction, parce que là, il va le considérer comme une véritable agression, et il risque d’attaquer. » Malgré tous ces conseils, Jacques n’est pas convaincu. Après quelques frayeurs, il évite soigneusement les sentiers où il y a des troupeaux. « Si le berger est là, ça va, tempère-t-il. Le berger l’arrête tout de suite, et il n’y a pas de soucis. Mais s’il n’est pas là, on fait le tour ! »

Que faire face à un patou ? Les conseils de Jean-Marc Hermès, animateur pastoralisme en Maurienne

Mais quand le chemin est trop étroit, il n’y a pas le choix : il faut traverser le troupeau. Et si le patou montre les dents, il reste une solution pour le calmer. « Il y a une technique qui paraît-il marche, mais marche aussi pour tous les animaux, qui est une technique d’apaisement, c’est le fait de bâiller », révèle Jean-Marc. D'après un touriste belge, ça marche même sur les gorilles. Même s'il y a peu de chances d'en croiser en Maurienne.