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Agriculture – Pêche

Dans les Cévennes, c’est la fin des estives pour les brebis

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Par , France Bleu Gard Lozère

Après avoir passé deux mois en montagne les brebis prennent le chemin de retour vers les étables. Cette transhumance marque la fin des estives. Sur le Mont Lozère, les 2.600 brebis du groupement pastoral de Finiels sont redescendues en milieu de semaine.

De tradition séculaire, la transhumance illustre l'attachement des éleveurs et des lozériens à leurs coutumes et à leur identité.
De tradition séculaire, la transhumance illustre l'attachement des éleveurs et des lozériens à leurs coutumes et à leur identité. © Radio France - SAID MAKHLOUFI

Mont Lozère et Goulet, France

C’est parti pour 27 km de marche au rythme des brebis entourés de la famille, d’amis éleveur et de son chien Java, Olivier Maurin quitte enfin le Mont Lozère direction son exploitation à Prévenchères. Olivier Maurin et son troupeau quitte le Mont Lozère avec quelques jours d’avance, la faute au prédateur, la faute au loup. Ses brebis ont subi quatre attaques en deux mois, le berger à sillonner les 800 ha de prairie du mont Lozère fusils à l’épaule. 

"Nous avons gardé tous les jours aux côtés des bergers, fusils à l’épaule pour limiter au maximum la casse, mais ce n’est plus du pastoralisme".

La quatrième attaque du troupeau, vendredi 23 août, par le loup, contraint les quatre Gaec de Prévenchères à ramener les brebis à la maison plus tôt que prévu.  - Aucun(e)
La quatrième attaque du troupeau, vendredi 23 août, par le loup, contraint les quatre Gaec de Prévenchères à ramener les brebis à la maison plus tôt que prévu. - Olivier Maurin

La marche continue, le berger marche en tête de son troupeau. Il avance, le visage buriné par le soleil, la pluie et le vent, des mois passés en extérieur, sur les sentiers caillouteux. Les drailles sont parfois délaissées pour certains tronçons sur la route. Ces moments sont délicats, car certaines routes sont passantes. Les spectateurs s’attroupent, observant cette vague d’écume déferler. Après 7 km de marche avec les troupeaux, 1er rencontre avec le public. Des randonneurs s’arrêtent pour admirer le spectacle gratuit. 

Les sonnailles chantent le passage du troupeau, alertant les habitants des villages traversés qui viennent profiter de la beauté de l’événement. - Radio France
Les sonnailles chantent le passage du troupeau, alertant les habitants des villages traversés qui viennent profiter de la beauté de l’événement. © Radio France - SAID MAKHLOUFI

Si la transhumance est encore aujourd’hui possible c’est avant tout grâce aux éleveurs et aux bergers qui les accompagnent. Sans lui, qui assure la gestion de la pâture, menant le troupeau là où l’herbe est la plus appropriée pour répondre aux besoins de ses bêtes, les animaux auraient vite fait de surpâturer les meilleures parcelles, délaisser les moins alléchantes et ne retrouveraient rapidement plus rien à manger. De tradition séculaire, la transhumance illustre l'attachement des éleveurs et des Lozériens à leurs coutumes et à leur identité. Autrefois les estives rassemblées plus 100 000 brebis chaque été sur le mont Lozère. Aujourd’hui, à peine plus de 20 000 regrette Olivier Maurin. 

Il y a quand même une érosion et une baisse des systèmes transhumants et pastoraux et donc il faut vraiment se battre pour les maintenir pour continuer à faire ce superbe travail.

La transhumance permet l’entretien des drailles, des paysages ouverts, de l’existence du métier de berger et des traditions, et représente un patrimoine historique et culturel très riches. De tradition séculaire, la transhumance illustre l'attachement des éleveurs et des lozériens à leurs coutumes et à leur identité.

La traversée du village du Bleymard  - Radio France
La traversée du village du Bleymard © Radio France - SAID MAKHLOUFI

Une fois arrivée en bas sur l’exploitation, une autre épreuve commence. Elle va durer plus de 3 heures. Aider par des amis venus en nombre, Olivier Maurin va trier les bêtes, les 2600 brebis appartiennent à plusieurs éleveurs. 

Enfin le retour à la maison après 27km de marche - Radio France
Enfin le retour à la maison après 27km de marche © Radio France - SAID MAKHLOUFI

Il fait presque nuit et la journée se termine enfin pour Olivier Maurin. Épuisé par les estives, Olivier Maurin ne va pas se reposer tout de suite, le retour à la ferme des brebis annonce le début de l’agnelage. Dans 15 jours les bêtes seront prêtes à mettre bas et cette nouvelle génération que l’on retrouvera l’an prochain sur le Mont Lozère. 

Olivier Maurin du groupement pastoral de Finiels  - Radio France
Olivier Maurin du groupement pastoral de Finiels © Radio France - SAID MAKHLOUFI

Dans les Cévennes c’est la fin des estives pour les brebis. Le reportage de Said Makhloufi

Les estives c'est quoi ?

Lorsque l’été approche, que les températures grimpent et que l’herbe se fait plus rare, bergers et troupeaux partent chercher un peu de fraîcheur, d’humidité et d’herbe grasse dans les hauts pâturages. C’est ainsi que vers le mois de juin, bêtes et bergers montent pour partager trois mois de solitude dans les monts avant de redescendre vers la mi-septembre, les brebis, prêtes à agneler. 

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