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Agriculture – Pêche

Dans les vignes de Dordogne, le glyphosate, "moins on en utilise, mieux on se porte"

dimanche 24 février 2019 à 18:40 Par Noémie Philippot, France Bleu Périgord

Le vignoble français, premier vignoble au monde sans glyphosate. C'est l'ambition affichée par Emmanuel Macron dans son discours d'ouverture du Salon de l'agriculture samedi 23 février. Eric Chadourne, le président de la fédération des vins de Bergerac est pour, si les vignerons sont aidés.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - SCHOENTGEN

Bergerac, France

En Dordogne, en 2017, un peu plus de 113 tonnes de glyphosate ont été vendues. D'ici trois ans, tous les agriculteurs français vont devoir apprendre à faire sans ce pesticide. C'est en tout cas l'objectif annoncé par Emmanuel Macron lors de son discours d'inauguration du Salon de l'agriculture 2019 à Paris, samedi 23 février. 

On est les premiers utilisateurs et les premiers concernés, donc on sait ce que c'est, on n'aime pas utiliser." Éric Chadourne, président de la fédération des vins de Bergerac et Duras

Pour Éric Chadourne, président de la fédération des vins de Bergerac et Duras, sortir du glyphosate, c'est oui : "Moins on en utilise, mieux on se porte ! Pour plusieurs raisons : la première, c'est qu'on est les premiers utilisateurs et les premiers concernés, donc on sait ce que c'est, on n'aime pas utiliser. La deuxième, c'est que ça coûte cher, mais pas autant que du travail mécanique."

L'envie est là, mais le chemin est encore long selon ce viticulteur du bergeracois : "Malheureusement on a des impasses. Aujourd'hui, on peut s'en passer mais ça coûte cher. La sortie des herbicides, entre les pertes de récolte et le travail supplémentaire, _c'est à peu près 1000 euros par hectare et par an_."

Surtout, Éric Chadourne retient du discours du chef de l'Etat les conditions dans lesquelles il promet de sortir du glyphosate : "Je retiens aussi qu'il a dit qu'on ne laissera aucun agriculteur sans solution, technique et économique. Nous on dit banco ! Il faut y aller, mais en faisant attention à la valorisation de nos productions, à ce qu'on n'ait pas de situation de handicap concurrentiel."

En Dordogne, le vignoble occupait 12 000 hectares en 2017, et il y avait 1300 viticulteurs récoltants.