Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Gel et neige dans le Jura : 60 à 90 % de pertes dans le vignoble d'Arbois

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Besançon

Triste année pour le vignoble d'Arbois (Jura) : les gelées records dans la nuit de mardi à mercredi ont au moins détruit 60 à 90 % de la récolte 2021. Pire qu'en 2017 ou 2019 où déjà les pertes avaient été très importantes pour les viticulteurs.

Malgré les efforts répétés des viticulteurs d'Arbois (Jura) depuis vendredi soir, les gelées ainsi que la neige tombée dans la nuit de mardi à mercredi a achevé tous leurs espoirs de sauver la récolte 2021.
Malgré les efforts répétés des viticulteurs d'Arbois (Jura) depuis vendredi soir, les gelées ainsi que la neige tombée dans la nuit de mardi à mercredi a achevé tous leurs espoirs de sauver la récolte 2021. © Radio France - Lucas Archassal

Ils auront tout fait pour sauver leurs récoltes de raisins face aux gelées répétées depuis la nuit de vendredi à samedi dernier. Les viticulteurs du vignoble AOC d'Arbois dans le Jura ont perdu au moins 60 % de leur récolte en une nuit, celle de mardi à mercredi. Le thermomètre est descendu à -4 degrés à 7 heures ce mercredi 7 avril matin. Pire, la neige qui tombait depuis mardi matin s'est infiltrée dans les bourgeons éclos ou prêts à éclore. Des bourgeons gonflés d'humidité et assénés par le gel. Résultat, plus de la moitié de la récolte tombe à l'eau. 

« On a assisté ce 7 avril à un gel hivernal plutôt que printannier. » Hervé Ligier, président de l'AOC Arbois

Ce sont surtout les parcelles où la floraison était le plus avancé qui ont succombé à ce dernier coup de froid. Les viticulteurs ont eu beau brûler du bois, du fioul, installer des bougies de cire tous les deux mètres dans les rangs ou s'équiper d'éolienne réchauffante, les gelées étaient tout simplement trop fortes.

Alors qu'ils espéraient au départ que la neige protégerait du gel les bourgeons, les viticulteurs ont vite déchanté. La neige a imbibé d'eau les bourgeons, offrant les meilleures conditions au gel pour tout détruire.
Alors qu'ils espéraient au départ que la neige protégerait du gel les bourgeons, les viticulteurs ont vite déchanté. La neige a imbibé d'eau les bourgeons, offrant les meilleures conditions au gel pour tout détruire. - Philippe Bulabois

Un faible rendement pour les parcelles épargnées

« Cette année, il n'y aura pas de jaloux », rit jaune Philippe Bulabois, viticulteur à Arbois. Il estime à 85, voire 95 % sa récolte détruite, pire qu'en 2019 où il avait déjà perdu près de 70 %. Mais c'est la même galère pour tout le monde, estime-t-il. Le rendement dans les seules parcelles épargnées sera cette année très faible : 1 000 litres de vin à l'hectare de vignes contre 7 000 en temps normal

« Nous ne savons pas encore si les parcelles où la floraison est la plus tardive ont été touchées. Il faudra attendre que la vigne se remette à pousser pour savoir si les bourgeons ont subi le gel ou pas », explique Hervé Ligier, président de l'AOC Arbois. 

La société de viticulture du Jura de la Chambre d'agriculture confirme ces pertes records. Elle devrait dépêcher dès la fin de semaine des techniciens dans les vignes afin d'observer de plus près les dégâts causés par le gel. 

Moral dans les chaussettes 

Cette année terrible pour le vignoble d'Arbois fait suite aux années de 2017 et de 2019 au cours desquelles le gel n'avait épargné personne. « C'est considérable et du jamais-vu. Nos anciens subissaient le gel une fois toutes les 10 ans », déplore Hervé Ligier, accusant du même coup le réchauffement climatique. 

Des épisodes de gelées répétées qui, forcément, font du mal au moral des viticulteurs. « On est désabusés quand on subit le gel. On prend un coup au moral », s'épanche Hervé Ligier.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess