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Agriculture - Pêche

De nombreux blocs de foie gras contiennent trop d'eau selon une enquête de la répression des fraudes

Selon une enquête menée en 2018 par la DGCCRF, la répression des fraudes, auprès de 70 établissements et publiée cette semaine, de nombreux foie gras ne répondent pas aux normes, et contiennent trop d'eau.

Un foie gras truffé (photo d'illustration).
Un foie gras truffé (photo d'illustration). © Maxppp - Alexandre MARCHI

C'est le principal enseignement de cette enquête réalisée en 2018 par la Direction général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) afin de vérifier la loyauté des informations présentes sur l’étiquetage des produits issus de palmipèdes à foie gras (canards et oies) et rendue publique cette semaine : tous les foies gras ne sont pas tout à fait ce qu'ils sont supposés être.

Près de 70 établissements ont été contrôlés (aussi bien des exploitations agricoles que des supérettes ou des établissements industriels) et 31% d'entre eux présentaient au moins une anomalie.

Trop d'eau, du canard pour de l'oie

Sur les 21 blocs de foie gras prélevés, 9 contenaient une quantité d’eau supérieure à la limite autorisée de 10 %. Cette eau est ajoutée directement ou indirectement, pendant l’assaisonnement, précise la répression des fraudes. L'autre manquement concerne l'espèce utilisée. Quand le foie gras était annoncé d'oie, dans 15 % des cas, c'était faux. L’un des prélèvements contenait moins de 1 % d’ADN d’oie, précise la DGCCRF. 

Dans le détail, 54% des 35 prélèvements analysés en laboratoire ont été déclarés non conformes. Car la répression des fraudes a également analysé des conserves à base de confit. Et cette fois, plus de la moitié ne correspondaient pas aux exigences du Centre technique des conserves et des produits agricoles (CTCPA) : excès de sicots (racines des plumes) et défauts de plumage constatés sur les manchons présents dans les confits.

Enfin six produits analysés étaient sous Indication géographique protégée (IGP). Cinq d'entre eux se sont sont révélés non conformes pour des problèmes de composition (déficit de masse net égoutté et/ou excès de sicots pour les confits et excès d’eau pour les blocs de foie gras).

Quatre dossiers transmis à la justice pénale

Les enquêteurs de la DGCCRF ont donc rédigé 12 avertissements (manque de traçabilité, excès d’eau, manquements aux règles d’étiquetage, défaut d’informations…), 6 injonctions (utilisation d’un additif non autorisé, emploi abusif de la mention d’une IGP, absence d’auto-contrôle, ajout imprécis d’eau) et 4 dossiers contentieux pénaux (taux d’humidité excessif du produit dégraissé, pratiques commerciales trompeuses, tromperies sur l’origine fermière ou sur l’espèce) qui ont été transmis aux parquets.

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