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Agriculture – Pêche

De plus en plus de farine locale dans le pain sarthois

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Par , France Bleu Maine

C'est une tendance très nette : les minoteries (qui fabriquent la farine) achètent davantage de blé sarthois. Les circuits courts sont de retour. Exemple dans la plus grande minoterie du département, chez Trottin, à Yvré-l'Evêque, à l'occasion de la fête du pain dimanche 18 mai à l'abbaye de l'Epau.

Près de 4.000 tonnes de blé sarthois sont fabriquées chaque année par la minoterie Trottin.
Près de 4.000 tonnes de blé sarthois sont fabriquées chaque année par la minoterie Trottin. © Radio France - Bertrand Hochet

Un quart du blé écrasé ici, dans les deux étages du moulin, au bord de la rive gauche de l'Huisne, est produit par les agriculteurs du département, explique Georges Trottin, le directeur général de la minoterie : "les trois silos situés derrière moi contiennent de la farine sarthoise. L'un se vide, l'autre se remplit et le troisième est au repos. Le principe est le même que la viande chez le boucher : il faut 20 à 21 jours de plancher (de repos, ndlr) pour que la farine arrive à maturité". Ce moulin dirigé par la famille Trottin depuis 1908 produit ainsi chaque année près de 4.000 tonnes de farine sarthoise.   

Les consommateurs plus attentifs à l'origine des produits

Même si le dirigeant assure n'avoir rien inventé : "mon père et mon grand père utilisaient déjà du blé sarthois!", la demande est plus forte depuis quelques années. Pour le pain comme pour le reste, le consommateur fait davantage attention à l'origine des produits qu'il achète, constate Georges Trottin : "il a besoin d'être rassuré, d'avoir une bonne sécurité alimentaire". Et le chef d'entreprise de lancer :"allez voir chez votre boulanger ou dans la ferme qui produit le grain, vous verrez que ces gens travaillent sérieusement!"  

Une farine moins chère à produire

Le grain moulu dans la minoterie Trottin à Yvré-l'Evêque est choisi dès la récolte dans une coopérative sarthoise :"fin juillet - début août, on nous donne des échantillons pour que nous puissions sélectionner des silos. Dès que le blé est analysé et contrôlé, on commence à travailler avec. Nous mélangeons ce blé avec celui de la récolte précédente dans une proportion de 20% à 40%". Cet approvisionnement local est moins coûteux. Il permet aussi de mieux rémunérer les agriculteurs, assure Georges Trottin, le directeur général délégué de la minoterie : "en achetant du blé sarthois, nous réalisons une économie de quasiment 40%. On dépense environ 10€ à 11€ de la tonne pour le transport, si nous allons chercher des blés dans des zones situées à 100km ou 150km. Près de chez nous, à 40km, on ne débourse que que 5,5€ ou 6€! La différence, nous la donnons au producteur." L'autre tendance actuellement est le développement de la farine bio. Mais pour cette gamme, dans la minoterie Trottin d'Yvré-l'Evêque qui fournit 68 des 300 boulangeries du département, le blé n'est pas ou pas encore sarthois.  

► Fête du pain et des céréales, ce dimanche 19 mai, à l'Arche de la Nature au Mans, de 14h à 18h. Entrée gratuite.

La minoterie Trottin sera représentée à la fête du pain et des céréales.  - Radio France
La minoterie Trottin sera représentée à la fête du pain et des céréales. © Radio France - Bertrand Hochet