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Agriculture – Pêche

De plus en plus de fermes bio en Loire-Atlantique, mais toujours pas assez pour répondre à la demande

dimanche 7 octobre 2018 à 4:02 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Le bio est au cœur de deux événements ce week end à Nantes : le salon zen et bio et le Nantes food forum. L'occasion de faire le point sur la filière en Loire-Atlantique.

La moitié des fermes bio de Loire-Atlantique font de l'élevage bovin pour le lait ou la viande
La moitié des fermes bio de Loire-Atlantique font de l'élevage bovin pour le lait ou la viande © Maxppp -

Loire-Atlantique, France

Deux événements font la part belle au bio, ce week end à Nantes : le salon zen et bio et le Nantes food forum. Le bio qui continue de se développer à vitesse grand V en Loire-Atlantique, l'un des premiers départements de France en la matière. Pour autant, il y a encore beaucoup à faire pour répondre à la demande qui, elle aussi, continue d'augmenter.

180 fermes bio de plus en deux ans

Il y a actuellement 930 fermes bio ou en train de se convertir en Loire-Atlantique. C'est 70 de plus que l'an dernier, 180 de plus qu'en 2016, soit une augmentation de 24% en deux ans ! Mais ça ne suffit toujours pas à répondre à la demande. "On a la chance d'avoir des productions diversifiées qui correspondent bien aux besoin d'un département avec une forte population", explique Céline Girault, la directrice du Gab 44, le groupement des agriculteurs bio de Loire-Atlantique. "On a donc une grosse demande à laquelle on a du mal à répondre, notamment via des circuits courts. On a une forte attente des consommateurs qui sont finalement assez proches des zones agricoles. Donc il y a encore possibilité d'installer des gens en bio. C'est très important. Et puis, le gros enjeu, c'est aussi de remplacer les agriculteurs bio qui partent à la retraite. Comme en agriculture traditionnelle, on a un gros enjeu sur la transmission des fermes".

On manque d'outils de transformation qui permettent de valoriser la production locale, localement

Ce qui manque aussi, ce sont des outils de transformation pour ces produits. Parce que, de l'autre côté, il y a aussi de plus en plus de magasins bio, des sites de vente en ligne... qui viennent s'ajouter aux marché et à la vente directe à la ferme. Mais entre les deux : rien, ou presque, en Loire-Atlantique. "Vu que la filière agroalimentaire s'est pas mal massifiée avec des outils industriels de forte taille dans certains endroits en France, ça veut dire qu'il y a des coût de transport des matières premières et ensuite des produits transformés", explique Céline Girault. Et, sur un département comme le notre, on manque d'outils de transformation qui permettent de valoriser la production locale, localement. Aujourd'hui, on aurait besoin d'outils de transformation laitière plus importants, d'un abattoir... Pas de gros outils industriels, mais des outils intermédiaires, entre la transformation à la ferme et la transformation de très gros volumes". Il y en a déjà un : une minoterie qui transforme des céréales bio en farine pour les boulangers.