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Agriculture - Pêche

Des agriculteurs de l'Yonne convergent en tracteur vers Paris pour manifester

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Par , France Bleu Auxerre

Plus de 1 000 tracteurs en provenance de plusieurs régions autour de Paris dont l'Yonne vont converger aux portes de la capitale ce mercredi à l'appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs pour une journée d'action. Objectif de cette mobilisation : exprimer le "ras-le-bol" de la profession.

Manifestation d'agriculteurs à Paris en 2015.
Manifestation d'agriculteurs à Paris en 2015. © Maxppp - Cedric Bufkens/Wostok Press

Yonne, France

Les tracteurs vont déferler sur Paris ce mercredi. La FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) et les JA (Jeunes agriculteurs) appellent à bloquer des voies d’accès à la capitale. 1.000 tracteurs sont attendus. Une quarantaine d'agriculteurs de l'Yonne se rendent aussi à Paris dont une dizaine avec leur tracteur. Les agriculteurs expliquent les raisons de leur mécontentement : "Traités de libre-échange, mesures réglementaires franco-françaises qui plombent la performance des exploitations, et puis aussi la question centrale des produits phytosanitaires avec les zones de non-traitement envisagées par le gouvernement."

Bloquer les accès à Paris dès l'aube

L’enjeu est de dénoncer un ras-le-bol général des agriculteurs selon François Cormerois, maire de Perceneige et agriculteur céréalier : _"_c'est la première fois que je vais à Paris en tracteur. Je pense que la situation a empiré. On est attaqué de toutes parts, par le gouvernement, par les médias, par les associations de défense de l’environnement, par tout un tas de réglementations. Cela ressemble vraiment à un acharnement. 

François Cormerois cible en particulier toute la réglementation autour des produits phytosanitaires : "je vais parler tout simplement du glyphosate. Moi je suis utilisateur de glypgosate, c'est un produit analysé, contrôlé et homologué, il n'y a pas de résidus", explique l'agriculteur. "Il y a tout un "agribashing" dans les médias qui nous prouvent par des témoignages faux que le glyphosate est mauvais alors que le glyphosate est un pesticide, je ne vais pas dire sans danger parce qu'il ne faut pas le boire, mais qui est bien contrôlé dans une bonne pratique. Il n'a pas du tout de conséquences néfastes sur la nature."

"C'est de l'acharnement"

Opposition aux zones de non-traitement

Les zones de non-traitement par les pesticides, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase selon Franck Pouillot. Cet agriculteur céréalier et viticulteur installé à Quenne va manifester aussi ce mercredi à Paris. "ces zones représenteraient des surfaces énormes qui seraient rendues improductives sur l'ensemble du territoire que ce soit pour de l'agriculture conventionnelle ou pour de l’agriculteur biologique. Des zones de non-traitement sont en train d’être négocié. Elles consistent à empêcher de pulvériser des produits phytosanitaires à proximité des habitations. Un arrêté devrait être pris en décembre par le gouvernement pour créer des "zones tampons" de 5 à 10 mètres autour des habitations. 

Ces zones de non-traitement mettent en colère Franck Pouillot : "on s’apprête à retirer des surfaces importantes de la production agricole française, c'est favoriser l’agriculteur étrangère sans forcement avoir des justifications techniques et pour la santé. Il y a une hystérie générale au sujet des produits phytosanitaires. Il y a un manque d'explication et de pédagogie, explique l'agriculteur. Moi, j'ai des voisins, je traite à proximité des habitations mais quand on les rencontre quand on explique ce qu'on fait ça se passe bien", assure Franck Pouillot. 

"Cette hystérie générale sur les produits phytosanitaires est dingue"

Le glyphosate est un pesticide controversé, classé comme cancérogène probable par l'OMS organisation mondiale de la santé. Le gouvernement français  souhaite interdire l’utilisation de ce pesticide par les agriculteurs à l'échéance 2023. Le 10 novembre, la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a affirmé de nouveau que le gouvernement "reste résolu à sortir du glyphosate". L'objectif est de sortir de l'essentiel des usages au 1er janvier 2021, et de tous les usages au 1er janvier 2023", a-t-elle assuré dans l'Emission politique de France Inter. 

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