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Agriculture – Pêche

Des députés visitent un stockage de produits phytosanitaires à Longvic

vendredi 1 décembre 2017 à 18:19 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Une mission parlementaire d'information sur l'utilisation des produits phytosanitaires s'est déplacée en Côte-d'Or ce vendredi. Avant d'aller à Beaune et Pommard pour évoquer l'usage de ces produits en viticulture, les députés ont visité une plateforme de stockage à Longvic.

Elisabeth Toutut-Picard, présidente de la mission parlementaire ( à gauche ), au côté de Pierre Guez, directeur général du groupe Dijon Céréales.
Elisabeth Toutut-Picard, présidente de la mission parlementaire ( à gauche ), au côté de Pierre Guez, directeur général du groupe Dijon Céréales. © Radio France - Jacky Page

Longvic, France

Composée de 22 députés, la mission parlementaire se donne 6 mois pour s'informer sur l'utilisation des produits phytosanitaires, évaluer les risques qu'ils engendrent, et proposer des solutions alternatives. Pour leur premier déplacement sur le terrain, en Côte-d'Or, ces députés ont découvert la plateforme de stockage de la coopérative Dijon Céréales, à Longvic. Elle gère annuellement 28.000 tonnes de produits divers à destination des agriculteurs, dont 2500 tonnes de produits phytosanitaires. Des produits stockés dans des sacs ou des bidons, dans une zone spécifique.

Un site classé Seveso

Thierry Ecosse, responsable de la plateforme, a guidé les visiteurs dans les lieux classés Seveso, autrement dit un site présentant des risques d’accidents majeurs. « Le risque principal ici, c’est la pollution de la nappe phréatique, c’est pour ça que le site est en rétention totale », explique Thierry Ecosse, qui ajoute que le second risque est celui d’un incendie qui provoquerait des fumées potentiellement toxiques. Le hangar est donc doté d’un système de détection d’incendie, de portes coupe-feu automatiques, et de canons à mousse capables en quelques minutes de remplir les cellules de stockage et d’éviter la propagation des flammes.

Débat autour du glyphosate

500 à 600 références sont stockées à Longvic. Thierry Ecosse note depuis quelques années une évolution réglementaire très lourde, qui oblige à refaire régulièrement l’étiquetage des produits. Une mission que les fabricants délèguent à Dijon Céréales, où une équipe travaille à arracher les anciennes étiquettes pour les remplacer par les nouvelles, fixant de nouvelles conditions d’utilisation. Une pratique qui étonne Didier Martin, député de Côte-d’Or et co-rapporteur de la mission parlementaire : « Moi je trouve étonnant qu’une réglementation évolue, après une fabrication et une autorisation de mise sur le marché. »

Le site de Longvic stocke, entre autres, du glyphosate, cet herbicide considéré comme potentiellement cancérigène et dont l’Union européenne a décidé de prolonger de cinq ans l’autorisation. Le président de la République, Emmanuel Macron, veut pour sa part que la France sorte du glyphosate en trois ans. Les agriculteurs ont fait part de leurs réticences à la présidente de la mission parlementaire. Pour eux, c’est un délai trop court, dans certaines conditions, il n’y a pas d'alternative efficace à cet herbicide. La France se veut vertueuse, mais ses agriculteurs sont confrontés à la concurrence de pays qui ne sont pas si regardants sur l’usage des pesticides.