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Des éleveurs et agriculteurs boycottent le groupe de concertation sur l'ours

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Par , France Bleu Occitanie

Un groupe de concertation sur la question de l'ours est organisé par le préfet d'Occitanie depuis le début du mois de juin. Une partie des représentants des agriculteurs et des éleveurs ont tout simplement décidé de le boycotter.

Philippe Lacube (au premier plan) avec plusieurs représentants des éleveurs et agriculteurs.
Philippe Lacube (au premier plan) avec plusieurs représentants des éleveurs et agriculteurs. © Radio France - Marius Delaunay

Une troisième réunion du groupe de concertation "Pastoralisme et Ours" avait lieu ce jeudi matin à la préfecture de Toulouse. Cinq autres réunions similaires se tenaient en même temps dans les départements de la chaîne pyrénéenne. En tout, 80 représentants des territoires (élus, représentants des agriculteurs et des éleveurs, services de l'Etat) y ont participé. Et à Toulouse, des représentants des agriculteurs et des éleveurs ont tout simplement préféré boycotter la réunion. 

Un "simulacre" de concertation

Philippe Lacube, le président de la Chambre d'Agriculture d'Ariège en faisait partie. Il dénonce "un simulacre de concertation qui ne prend pas en compte les revendications des éleveurs qui sont sur le territoire et qui font face à l'ours". Le groupe promet pourtant de renforcer les aides aux éleveurs pour tout ce qui concerne le gardiennage des troupeaux de brebis, à savoir la présence d'un berger dans les estives pour les protéger de l'ours. Un nouvel arrêté d'effarouchement a également été promulgué depuis quelques semaines. Il autorise désormais les éleveurs à intimider les ours à l'aide de moyens lumineux comme des lampes ou des torches... Ou encore avec des tirs de balle en caoutchouc pour ne pas blesser les plantigrades. Rien que pour l'année 2020, l'Etat devrait mobiliser plus de 10 millions d'euros pour soutenir ces mesures. 

Dans tous les cas, ces mesures prises par les groupes de réunion ne résoudront jamais la question de l'ours en Ariège selon les représentants des éleveurs. Ils affirment en effet que même dans les estives gardées par des bergers et protégés par des clôtures, les attaques d'ours sont aussi fréquentes que dans les autres. Le pastoralisme et l'ours ne sont donc pas conciliables pour eux. Pour Philippe Lacube, tous ceux qui défendent ce point de vue sont "marginalisés et mis de côté dans les réunions, alors que ce sont les premiers à être sur le terrain". Ils réclament maintenant une nouvelle gouvernance de ces concertations sur l'ours, la fin de la réintroduction de l'animal et une nouvelle répartition de l'ours dans les Pyrénées. 

Une tension exacerbée

On estime qu'une cinquantaine d'ours vit désormais dans les Pyrénées, dont une quarantaine en Ariège. La question est sensible depuis des années et la tension est encore montée d'un cran depuis la découverte d'un ours abattu par arme à feu sur la commune d'Ustou début juin. Les deux camps, anti-ours et pro-ours vont ainsi défiler chacun de leur côté ce samedi. Un premier rassemblement est prévu au lac de l'Hers en Ariège à partir de 10h pour défendre les éleveurs et le pastoralisme. En parallèle, une dizaine d'associations de défense des animaux organisent leur rassemblement à Toulouse. 

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