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Des industriels bretons lancent la première filière locale de protéines végétales

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

Trois acteurs de l'industrie agroalimentaire s'unissent dans un groupement d'intérêt économique pour développer la production locale de légumineuses pour l'alimentation animale. Et à terme réduire la forte dépendance de l'agriculture bretonne à l'importation de soja essentiellement OGM.

Les représentants d'Eureden, Valorex et Tromelin devant le site de production de Tromelin Nutrition.
Les représentants d'Eureden, Valorex et Tromelin devant le site de production de Tromelin Nutrition. © Radio France - Nicolas Olivier

Les industriels bretons Eureden, Tromelin et Valorex ont officialisé jeudi dans le Finistère la création d'un GIE (groupement d'intérêt économique) "Service de Valorisation des Protéines". Concrètement, les trois entités, qui ont signé un accord de partenariat tripartite le 16 juin, vont mettre en commun leurs compétences respectives pour créer une filière de production végétale riche en protéines, la première en France à l'échelle d'un territoire.

Des enjeux importants

Le projet part du constat que la France, et plus particulièrement la Bretagne, achète massivement du soja d'Amérique du sud, la plupart du temps transgénique car destiné à l'alimentation animale. Près de 40% des matières riches en protéines sont importées, et même 95% en Bretagne. Diversifier les cultures en introduisant des légumineuses permet à la fois d'aller vers une plus grande souveraineté alimentaire (principe inscrit dans la loi EGALIM), et d'agir pour la préservation de l'environnement.

Pour Stéphane Deleau, directeur général de Valorex : "c'est une demande des cultivateurs, des éleveurs, mais aussi des consommateurs. On est sur un circuit court, qui utilise les ressources locales et s'inscrit dans la transition agroécologique, c'est dans l'air du temps. Nourrir les animaux, c'est une première étape. Le GIE se dirigera vers l'alimentation humaine inévitablement."

5 millions d'euros ont été investis dans deux outils industriels chargés de transformer les graines, chez Tromelin Nutrition à Plounéventer (Finistère) et sur le site Valorex de Combourtillé (Ille-et-Vilaine). 

Une goutte d'eau

"On veut montrer qu'on est capables de cultiver des espèces telles que les légumineuses en Bretagne pour produire au moins une partie des besoins en protéines de nos vaches, cochons et poules", explique Yves Nicolas, le directeur des productions animales d'Eureden. Reste à convaincre les agriculteurs adhérents de s'engager durablement dans cette nouvelle voie : "il faut montrer qu'on peut garantir la rentabilité, les rendements et la régularité de ces cultures, et expliquer aussi aux agriculteurs ce que ça peut leur rapporter concrètement."

Certains ont déjà accepté de tenter l'expérience. 1.000 hectares de pois et de févroles seront plantés dès cet automne. Le GIE espère valoriser dès l'an prochain 2.500 tonnes de protéagineux. Une goutte d'eau tant la Bretagne part de loin : les légumineuses à graines n'occupent que 0,6% de la surface agricole bretonne, contre près de 30% pour les céréales. 

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