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Agriculture – Pêche

Des mesures prises dans l’Yonne pour éviter de nouvelles attaques de loup

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Par , France Bleu Auxerre

La présence d'un loup dans le Sud Est de l'Yonne prise au sérieux par les services de l'Etat. Dans le cadre du plan national d'actions sur le loup, une cellule de veille s'est réunie pour la première fois ce jeudi.

Une cellule veille loup activée dans l' Yonne
Une cellule veille loup activée dans l' Yonne © Maxppp -

Yonne, France

L’an dernier dans l'Yonne, six attaques de troupeaux se sont produites près de Mélissey et d’Arthonnay dans le Tonnerrois entre juin et novembre 2018. Un loup a été formellement identifié pour au moins une des attaques. Puis plus rien jusqu’à cette nuit du 8 au 9 juin où de nouveau six brebis ont été tuées ou blessées, là aussi, vraisemblablement par un loup. 

Le préfet de l'Yonne, Patrice Latron, a donc décidé de prendre des mesures pour aider les éleveurs à se protéger. Une cellule de veille s’est réunie jeudi 20 juin pour la première fois composée entre autre des services de l’Etat concernés mais aussi d’éleveurs ou de l’association Sur les traces du loup. 

Classement du Tonnerrois en cercle 2 du Plan National Loup 

Cette cellule va permettre, entre autre, d'assurer le suivi de la présence de loup dans le département et d'évaluer les mesures de protection à mettre en œuvre explique Patrice Latron : « On va mettre en place un réseau de surveillance du loup qui repose sur une trentaine de volontaires, formés spécialement à cet effet dans l’été. Ils seront sensibilisés à la détection et à l’identification du loup. Je vais également demander au préfet coordonnateur loup qui est le préfet du Rhône d’inscrire la partie Nord-Est du Tonnerrois (ainsi que les communes de l'Aube et de la Côte-d’Or limitrophes) en cercle 2 dès l'année prochaine. Un classement qui permettra à tous les éleveurs de ce périmètre, victime d'attaque de loup ou pas, d'obtenir le financement de matériels de protection comme des filets électriques ou des chiens de protection style Patou ».

Aide à la mise en place de filets anti-loup ou à l’acquisition de chiens de protection

Des systèmes d'effarouchements comme des lampes stroboscopes seront aussi proposées aux deux éleveurs dont les troupeaux ont été agressés depuis un an. Le filet anti-loup volé à Arthonnay sera remplacé. Le cout de ces installations sera financé par l'Etat.

"La priorité : qu’il n’y ait plus d’attaques sur nos troupeaux" – Fabrice Trottier, éleveur

Fabrice Trottier, éleveur de 500 brebis en semi plein air à Charbuy et représentant de la coordination rural Bourgogne Franche Comté espère que les mesures prises seront efficaces : «_On court plus ou moins après les dégâts du loup. On ne peut toujours rien faire contre l’animal. Je n’ai rien contre ce loup à condition qu’il ne s’en prenne plus à nos bêtes. La seule chose que l’on souhaite c’est qu’il n’y ait plus d’attaques sur nos troupeaux Aider les éleveurs à mettre en place les dispositifs de protection, clôtures ou chiens c’est bien mais il faut aussi un suivi  régulier des habitudes de ce loup  pour une prévention efficace des troupeaux et surtout des nouveaux troupeaux qui se forment en ce moment dans l’Yonne, le Chatillonnais et l’Aube »_prévient l’éleveur. 

L'an dernier trente-deux brebis ou agneaux ont été tués ou blessés et déjà six cette année par des attaques probables ou avérés de loup

Parallèlement à ces mesures de prévention, et si le besoin est avéré, le préfet pourra ordonner des tirs d’effarouchement du loup qui ne pourront être réalisé que par des lieutenants de louveterie. « Avant de demander des tirs de défense, il faut envisager toutes les mesures de prévention dans un cadre légal » a conclu le préfet de l’Yonne.

La cellule veille loup dans l’Yonne se réunira de nouveau en septembre. Les mesures de précautions à prendre et les indemnisations possibles  sont à retrouver sur le site de la Préfecture de l’Yonne.

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