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Agriculture – Pêche

Des tomates en hiver ? Des agriculteurs bio se battent pour interdire les serres chauffées

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

Plus de 75 000 personnes ont signé une pétition visant à interdire les serres chauffées pour l'agriculture biologique.

Les plants de tomate sous une serre non chauffée
Les plants de tomate sous une serre non chauffée © Radio France - Jérôme Collin

Villiers, Indre, France

Des tomates, des courgettes, des concombres bio sur les étals des marchés en hiver : la situation a du mal à passer auprès des agriculteurs bio. Ils dénoncent l'utilisation de serres chauffantes qui permettent de produire des légumes d'été en toute saison. Une pétition visant à interdire ces serres a déjà réuni plus de 75 000 signatures. La Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, le Réseau Action Climat, la Fondation Nicolas Hulot et Greenpeace sont à l'origine de cette initiative.

Un non-sens écologique

Stéphane Leblanc est agriculteur bio à Villiers, près de Buzançais. Lui se bat aussi contre ces serres chauffées. "Pour arriver à faire votre kilo de tomates au mois de février, il aura fallu huit fois plus d'émission de CO2", alerte Stéphane Leblanc. "Tout ça, ensuite, on le paye au niveau environnemental", poursuit l'agriculteur bio. 

On vient tromper le consommateur en lui proposant un légume d'été mais l'hiver"

Cultiver des tomates en plein hiver pour un agriculteur bio, c'est un non-sens absolu selon Stéphane Leblanc. "Le bio, c'est produire en respectant les saisons, les sols. C'est l'écologie avant tout. On est en train de mettre la charrue avant les bœufs. Il faut continuer à respecter ce cahier des charges", indique le producteur. Il y voit aussi un risque de concurrence déloyale. "Si sur un marché, il y a deux producteurs estampillés bio, l'un vend des tomates au mois de mars et l'autre non, les consommateurs ne vont plus rien comprendre", s'inquiète Stéphane Leblanc. 

Continuer à éduquer les consommateurs

Selon Marine Feret, du groupement de développement de l'agriculture biologique dans l'Indre, le consommateur va avoir du mal à s'y retrouver. "Pour ceux qui tentent de faire des efforts et de changer leur mode de consommation, ils sont un peu perdus et ne savent pas s'ils peuvent consommer ou pas un légume ou un fruit. On n'arrive plus à faire la différence entre les saisons", regrette-t-elle. 

C'est aussi une façon de rendre service aux consommateurs que de refuser ces tomates bio en hiver"