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Agriculture – Pêche

Champagne : des "vendanges partagées" pour personnes en difficultés

vendredi 31 août 2018 à 18:21 Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu

Depuis deux ans, le Club de prévention d'Epernay permet à des personnes très éloignées de l'emploi de travailler dans les vignes, en prenant en charge tous les à côtés parfois vécus comme des freins : garde d'enfant, transport, nourriture... C'est l'opération "vendanges partagées".

L'opération "vendanges partagées" est menée depuis deux ans par le club de prévention d'Epernay
L'opération "vendanges partagées" est menée depuis deux ans par le club de prévention d'Epernay © Radio France - Aurélie Jacquand

Épernay, France

Il est 10h : "Le café est là !", l'appel résonne, c'est l'heure de la pause casse-croûte dans les vignes : Bruno installe deux tréteaux, une planche en bois, des mini-sandwichs, des compotes... "C'est un moment qu'on attend", lâche une vendangeuse. Tout a été préparé en amont par des bénévoles du Club de prévention d'Epernay. Au total, pendant toute la durée des vendanges, ce sont plus de 3 500 sandwichs qu'ils apporteront aux vendangeurs.

La nourriture est loin d'être la seule aide apportée par l'association : des tenues de pluie à la garde d'enfant en passant par le transport, elle prend tout en charge pour les vendangeurs qu'elle a recrutés. Tous sont sans emploi, certains n’ont même aucun revenu et la plupart n'ont pas la possibilité de se déplacer pour travailler : "Là c'est pratique parce qu'un bus vient nous chercher à 7h du matin pour nous emmener dans les vignes", explique Benjamin. Un verre de café à la main, Sarah, elle n'a pas eu à chercher de solution de garde pour ses deux enfants : "Quand on n'a personne pour garder les enfants, ça démotive pour faire les vendanges alors que là, ils gèrent tout !" 

La nourriture est prise en charge par le Club de prévention d'Epernay - Radio France
La nourriture est prise en charge par le Club de prévention d'Epernay © Radio France - Aurélie Jacquand

Au total cette année, 40 vendangeurs profitent de cette opération "vendanges partagées" et dans les vignes, ils sont suivis et encadrés par des des éducateurs comme Florent : "Ca nous permet d'évaluer la capacité à respecter des consignes, ses collègues, ses supérieurs... c'est tout ça qu'on évalue, mais on pourrait faire pareil avec des melons ou un chantier de peinture ! _C'est un moyen pour ensuite mettre en place des accompagnements vers l'emploi ou la formation_"

L'année dernière sur 47 vendangeurs, une dizaine ont renoué avec le monde du travail

Et pourquoi pas un emploi dans les vignes. En tout cas Jennifer, qui vendange pour la première fois, est très attentive face aux caisses de raisins : "Celle-là est trop pleine !", crie-t-elle aux autres coupeurs : "Il ne faut pas trop remplir parce que sinon ça écrase le raisin, ça fait du jus, c'est du poids en moins et donc de l'argent en moins pour nous". Chaque vendangeur est embauché par Moët et Chandon ou par le Champagne Fourny et est payé à la tâche.

Au total ils sont 40 à bénéficier cette année de l'opération "vendanges partagées" - Radio France
Au total ils sont 40 à bénéficier cette année de l'opération "vendanges partagées" © Radio France - Aurélie Jacquand