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Agriculture – Pêche

Le broyage des poussins devrait être interdit d'ici la fin 2021 annonce Didier Guillaume

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Par , France Bleu

Alors que des associations réclament des mesures immédiates pour le bien-être animal, le ministre de l'Agriculture a annoncé que le broyage des poussins mâles devrait être interdit d'ici la fin 2021.

Elevage de poussins.
Elevage de poussins. © Maxppp - Philippe Lissac

C'est une pratique fréquente dans les élevages industriels : le broyage des poussins mâles. Une méthode dénoncée par les associations qui défendent le bien-être animal. Invité sur France Inter mercredi 30 octobre, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a déclaré que l'élimination de ces poussins par broyage devrait être interdite à la fin de l'année 2021. Décision prise avec son homologue allemande.

Aujourd'hui, les poussins dans les élevages industriels éclosent dans des couvoirs. Les propriétaires vendent ensuite les futures poules pondeuses aux éleveurs. Mais les poussins mâles, eux, sont immédiatement tués. La filière explique que garder les mâles ne serait pas rentable. Il faudrait ensuite les nourrir alors que les femelles sont appelées à devenir des poules pondeuses. 

Pourquoi attendre 2021 ? 

Pour Didier Guillaume, le broyage des poussins n'est "plus supportable". Mais l'interdiction ne peut pas être mise en place aussi rapidement que les associations le souhaitent, explique le ministre de l'Agriculture : "On a dit fin d'année 2021. Si on le fait tout de suite, qu'est-ce qu'il se passe ? Il n'y a plus d’œufs." 

Il rappelle que ces changements ne doivent pas se faire "contre la profession". Les éleveurs doivent en effet adapter leurs modes de production pour garder leur efficacité et leur rentabilité s'ils veulent survivre.

D'autres mesures annoncées

Didier Guillaume, qui a reçu mardi plusieurs associations, a assuré que d'autres mesures devraient être annoncées. "Les mesures qui vont être prises par le gouvernement sont des mesures très fortes" a-t-il dit. Le ministre est resté cependant flou concernant le calendrier et la teneur des réflexions. Il explique "négocier avec les éleveurs"

Il y a le temps de la nature, de l'élevage, et le temps de la société et des 170 signes sur Twitter.

Parmi les pistes envisagées : l'arrêt probable de la castration à vif des porcelets, dénoncée récemment par une association. Ces mesures devraient être dévoilées d'ici les deux prochains mois. "Il faut à la fois tenir le temps de l'agriculture et le temps de la société", a tenu à rappeler Didier Guillaume. "Il y a le temps de la nature, de l'élevage, et le temps de la société et des 170 signes sur Twitter". Le ministre de l'Agriculture a une fois encore dénoncé "l'agri-bashing".

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