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Agriculture – Pêche

Dordogne : "C'est une évidence" de créer des retenues d'eau selon le président des irrigants Éric Frétillère

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Par , France Bleu Périgord

Deux canicules s'ajoutent à la sécheresse et touchent les cultures cette année en Dordogne, elles sont toutes concernées à divers degrés selon le président des irrigants de Dordogne et de France, Éric Frétillère. Il était l'invité de ce mardi 27 août sur France Bleu Périgord

Éric Frétillère est le président des irrigants en Dordogne et en France
Éric Frétillère est le président des irrigants en Dordogne et en France © Radio France - Charlotte Jousserand

Périgord, France

Interview le mardi 27 août d'Eric Frétillère, président des irrigants de France et de Dordogne

La Dordogne est concernée par les restrictions d'eau depuis le début de l'été. Elles se renforcent semaine après semaine pour préserver les ressources. Selon Éric Frétillère, président des irrigants de France et de Dordogne, "la particularité de l'année, c'est que _au-delà de la sécheresse, il y a eu deux canicules, une fin juin et une au mois de juillet dont on ne mesure pas encore l'ampleur mais on peut supposer qu'il va y avoir des répercussions_"

Éric Frétillère, exploitant à Saint-Rémy, estime que l'ensemble des cultures sont concernées : "les noix, les châtaignes mais aussi l'arboriculture" dans le département. 

Des zones plus en difficulté à l'intérieur du pays

La Dordogne bénéficie "de trois cours d'eau principaux dont la Dronne alimentée par le barrage de Miallet de cinq millions de mètres cube d'eau et puis la Dordogne alimentée par de nombreux barrages" selon le président des irrigants de France et de Dordogne. 

Retenir l'eau, un enjeu majeur selon Éric Frétillère

Dans toutes les zones intérieures du pays, dans le petit chevelu, il y a des zones en difficulté, et il y a nécessité pour le président des irrigants de créer du stockage de l'eau. C'est "une évidence et une grande logique" selon Eric Frétillère de "retenir l'eau pendant les périodes hivernales lorsqu'elle est en excès pour l'avoir l'été afin de sécuriser les productions". Il rappelle déjà qu'un  "très gros travail a déjà été fait" par ses prédécesseurs.

Cependant cette position, partagée par la FNSEA, principal syndicat agricole, ne fait pas l'unanimité. Des élus, des associations défendent la continuité écologique. Ils estiment que les "bassines" nuisent à l'environnement et à la biodiversité. Il y a notamment cette contestation des bassines dans les Deux-Sèvres, à Mauzé-le-Mignon où une ZAD s'est créée pour empêcher la création de 16 retenues d'eau. 

Eric Frétillère considère qu'il y a une prise de conscience des politiques sur cette question. Il ne comprend pas l'argumentaire porté par ces opposants. L'exploitant périgourdin estime que sans stockage d'eau, cette zone "sera un désert" et "il n'y aura plus de biodiversité"

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