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Agriculture – Pêche

Dordogne : les vendanges de Sauvignon blanc commencent au château Moulin Caresse

lundi 28 août 2017 à 16:25 Par Aurore Richard, France Bleu Périgord

Les vendanges commencent dans le Périgord et elles sont en avance de près de deux semaines. Ce lundi 28 août, à Saint-Antoine-de-Breuilh, les viticulteurs du château Moulin Caresse attaquent les vendanges de Sauvignon blanc.

En une heure et demie, Luis a vendangé près de la moitié de la parcelle
En une heure et demie, Luis a vendangé près de la moitié de la parcelle © Radio France - Aurore Richard

Saint-Antoine-de-Breuilh, France

Il est tout juste sept heures quand l’équipe de viticulteurs arrive au chai du Moulin Caresse. Le jour n’est pas encore complètement levé et l’air est encore brumeux. Il faut vite commencer à faire les vendanges, à la fraîche, car cet après-midi, les températures dépasseront les 35 degrés. Un temps inadéquat pour les hommes, la machine et surtout le raisin.

Leur mission, c’est de vendanger une parcelle d’un hectare et demi de Sauvignon blanc. Ils en ont pour trois heures environ et ils ne sont que deux à le faire.

Des vendanges à la machine

« Vendanger à la main, c’est joli pour la photo mais c’est vraiment nul au niveau technique. La machine est capable d’aller vite. On ramasse à peu près un hectare de vigne en deux heures. Pour faire la même chose avec de la main d’œuvre, il faudrait mobiliser entre 100 et 120 personnes », certifie Jean-François Deffarge, le propriétaire du vignoble.

Les viticulteurs se préparent. Luis nettoie la machine à vendanger. Philippe qui travaille au vignoble depuis 17 ans, désinfecte les deux bennes. Ils font la chasse aux bactéries qui pourraient endommager le raisin.

Avant et après les vendanges, tout est désinfecté - Radio France
Avant et après les vendanges, tout est désinfecté © Radio France - Aurore Richard

La machine se dirige alors sur la parcelle. Elle commence à enjamber les premiers rangs. « Une fois que la machine est passée, il ne reste plus que les rafles sur le pied et toutes les graines sont parties dans la machine et iront dans les cuves. En plus, on a un système de tri qui nous permet d’éliminer absolument toutes les particules vertes ou bouts de feuilles qui peuvent se mélanger à la vendange », explique Benjamin Deffarge, le gérant du vignoble.

Des billes blanches aux teintes dorées

A chaque passage de la machine, il y a des nuages de poussière dans l’air. Ils entourent Benjamin Deffarge qui jette un coup d’œil satisfait à ses vignes. « C’est un raisin qui est passé du vert au blanc. Là, on commence à noter la maturité avec une teinte qui part plutôt sur le doré, pas trop. C’est un point précis à trouver pour garder une belle aromatique et pas partir dans des notes trop neutres », examine Benjamin Deffarge.

Le raisin est ensuite versé dans une benne et ramené au chai. Si besoin, il faut verser dessus, une solution avec du sulfite afin d’éviter toute oxydation. Une partie du raisin est pressée directement, une autre est entreposée 48 heures dans une eau froide.

Benjamin Deffarge espère obtenir une soixantaine d’hectolitres sur cette parcelle. Un volume divisé par deux cette année car elle a été endommagée par les gelées printanières. En revanche, la qualité n’est pas affectée. « Quand tout est mûr en même temps, c’est génial ! On avait sur les Sauvignon gris, des côtés litchis. Là, sur les Sauvignon blanc, on retrouve des arômes d’agrumes, le côté pamplemousse. Je pense qu’on va avoir des choses intéressantes au niveau aromatique, avec une belle puissance », prévoit Jean-François Deffarge.