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Agriculture – Pêche

Dordogne : ils vont perdre la moitié de leur maïs à cause de la chaleur

samedi 11 août 2018 à 8:23 Par Mathilde Errard, France Bleu Périgord

Depuis vendredi 10 août, des restrictions d'eau limitent les pompages d'eau pour les cultures agricoles en Dordogne, à cause de la chaleur. À Beaumont-du-Périgord, Sébastien et Hugues Landat sont limités et la chaleur a aussi fait des dégâts sur leur maïs.

Sébastien Landat et son père, retraité, Francis, vont perdre la moitié de la récolte de maïs.
Sébastien Landat et son père, retraité, Francis, vont perdre la moitié de la récolte de maïs. © Radio France - Mathilde ERRARD

Beaumont-du-Périgord, France

Depuis le vendredi 10 août, certains agriculteurs de la Dordogne sont soumis à des restrictions d'eau. La Germaine, le Lizabel par exemple, mais aussi la Couze. 

La moitié de la récolte perdue à cause de la chaleur 

C'est dans ce cours d'eau que Sébastien et Hugues Landat pompent de l'eau pour leurs cultures à Beaumont-du-Périgord. En ce moment, ils ont interdiction de prélever de l'eau un jour par semaine. Les deux frères élèvent une centaine de vaches limousines, ils possèdent 135 hectares de terres, avec des noyers et 15 hectares de maïs, pour nourrir les bêtes l'hiver. Problème : la canicule a brûlé les épis. 

Les deux frères auraient dû récolter près de dix tonnes de grains par hectare, mais avec la sécheresse, plus de la moitié est inutilisable. 

Les épis de maïs ont brûlé et stoppé leur maturité trop tôt à cause de la chaleur.  - Radio France
Les épis de maïs ont brûlé et stoppé leur maturité trop tôt à cause de la chaleur. © Radio France - Mathilde ERRARD

Le maïs est aussi moins riche en nutriments, donc il faudra compléter l'alimentation des vaches avec de l'orge et du soja cultivés sur la ferme. 

Sébastien a aussi peur de manquer de stock jusqu'à la prochaine récolte de maïs, l'été prochain. Deux solutions s'offrent à lui : "soit j'achète de la nourriture en plus, soit je vend des bovins, explique Sébastien. Mais la conjoncture n'est pas très favorable, donc il y aura peut-être dix ou 12 vaches qui partiront l'année prochaine"

Le lac de la ferme, 2 500 m3, est trop petit pour irriguer toutes les cultures. - Radio France
Le lac de la ferme, 2 500 m3, est trop petit pour irriguer toutes les cultures. © Radio France - Mathilde ERRARD

La ferme des deux frères est sur un coteau, l'irrigation est indispensable. Le Gaec a un lac de réserve, mais il est trop petit. Depuis 2010, les frères bataillent avec l'administration, la région et l'Europe, pour construire un lac plus grand pour stocker l'eau l'hiver, "on a une autorisation de lac, mais pas de financements", regrette Sébastien. Le lac coûterait 250 000 euros.  

Leur lac est aujourd'hui bien rempli grâce à l'orage, mais ce stock ne durera que quelques jours.